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13 août 2015 4 13 /08 /août /2015 16:00
Cinéma HK #8 : Bun-Man, The Untold Story (1993)

Bun-Man, The Untold Story / The Eight Immortals Restaurant (1993) d’ Herman Yau avec Anthony Wong, Danny Lee.

Quand des flics crétins et machos enquêtent sur un serial killer, faut pas s’attendre à une fin proche des massacres.

Bun-Man est un film classé Catégorie III pour sa violence extrême (cadavre en putréfaction, immolation, sévices sexuels, exécution de bambins… ), qui par son sens du trash et le jeu vraiment flippant d’un des mes acteurs HK préférés, Anthony Wong (primé aux HK Awards pour ce rôle), s’est largement distingué à HK et à travers le monde. Ce qui n’est pas facile pour les films de cette catégorie, populaire à HK, mais peu diffusé en dehors et peu valorisé non plus…

Tiré de faits divers réels survenus à Macau ? à la fin des années 80, l’histoire tourne autour d’événements horribles survenus autour du 8 Immortals Restaurant, qui a parfois donné son nom au film.

Bon app' !

Le film se trouve en intégral sur YouTube avec des sous-titres anglais.

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4 août 2015 2 04 /08 /août /2015 20:26
Cinéma HK #7 : Prison on fire (1987)

Prison on fire 1 (1987) de Ringo Lam avec Chow Yun-fat, Tony Leung Ka-fai.

Un singe et un mouton parmi les lions.

Un film violent mais au ton très touchant grâce au duo très efficace Chow Yun-fat / Tony Leung Ka-fai (le Tony Leung homonyme méconnu ici). Avec l'univers carcéral, le réal' Ringo Lam poursuit son analyse des travers sociaux d'une cité de Hong-Kong toujours plus au bord du précipice (Triptyque On Fire : City on fire en 1987 aussi - grosse source de plagiat d'inspiration pour Tarantino, Prison on fire la même année et enfin School on fire en 1988).


Un jeune commercial dans la pub est emprisonné à la suite d’un homicide involontaire et devient le bouc-émissaire d’une lutte sans pitié entre Triades en prison, le tout sous l’œil sadique du gardien Hung surnommé le Tueur (l’excellent Roy Cheung, qui jouait aussi un rôle de salaud dans City on fire). De quoi légitimement avoir envie dès les premières semaines en taule de s’ouvrir le bide avec un morceau de verre… Mais l’amitié et l’entraide ne sont jamais loin non plus dans la promiscuité où ton ami éternel deviendra celui qui chie à côté de toi quand tu nettoies déjà les chiottes…


On sent réellement la distance qui sépare ces hommes de la liberté par les plans extérieurs de la baie de Hong-Kong, où même les travaux en extérieur ne sont qu’esclavage moderne. Les scènes de bagarre chaotiques dans la laverie et les dortoirs sont hallucinantes : comme quoi on peut être esthète sans plans feutrés bleutés gnan gnan et bobo à la Sofia Coppola ou Xavier Dolan. J'ai pas trop aimé par contre Prison on fire 2 qui souffre de l'absence de Tony Leung Kai-fai.

Roy Cheung dans le rôle du maton sadique

Roy Cheung dans le rôle du maton sadique

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 13:11
Cinéma HK #6 : Boat people / Passeport pour l'enfer (1982)

Boat people / Passeport pour l’Enfer (1982) d'Ann Hui avec George Lam, Cora Miao, Season Ma, Andy Lau


C’est le premier et le seul film d’Ann Hui que j’ai vu (portrait en bas de l'article). Elle a sorti plus récemment, en 2011, A simple life qui a eu quelques bons échos critiques malgré sa rareté dans les salles.


Connue pour ses films engagés et réalistes, elle est l’une des rares cinéaste HK femme, qui plus reconnue internationalement et indépendante des grands studios.
Difficile à trouver et néanmoins incontournable dans sa filmographie, Boat people
(titre anglais) a été projeté en 2013 à l’Etrange festival grâce à Jello Biafra (ex-Dead
Kennedys) dans le cadre de sa carte blanche. Il est le dernier film de sa « trilogie » sur le
Vietnam et les immigrés clandestins, débutée avec The Boy from Vietnam (1978) et The
Story of Woo Viet (1981).


Il y a pour moi dans ce film la richesse à la fois d’un récit fort (et éprouvant) et d’un
discours critique qui n’a pas fini de questionner le monde du journalisme et du militantisme
révolutionnaire. Je ne voudrais pas mettre de côté la beauté photographique du film (les
scènes de la mise en bière de la mère ou de la découverte de ce qu’est une chambre d’hôtel par l’héroïne sont superbement filmées) mais comme je n’ai pas beaucoup d'bagages conceptuels sur le cinéma, les mots me manquent pour bien parler d’esthétique.


L’histoire, c’est bien sûr les premières années du Vietnam après la défaite de l’armée impérialiste états-unienne (avril 1975 avec la Libération de Saigon par l’Armée populaire vietnamienne), où se mêlent enthousiasme révolutionnaire et défis sociaux gigantesques. C’est la progressive désillusion envers une indépendance où sont normalisées la répression, la corruption et la misère qui va permettre d’aborder la question plus
médiatisée (à Hong-Kong et en Occident) des dits « boat people ».


Mais Ann Hui ne s’attache pas à une simple chronique misérabiliste et dépolitisée qui
ne fournirait aux spectateurs, notamment occidentaux qui verront son film, que de l’empathie superficielle, les confortant dans un rôle paternaliste de compatissant.


Présent lors de la Libération, Shiomi Akutagawa est un reporter japonais imaginant le
Vietnam d’après-guerre comme l’incarnation de l’idéal socialiste en marche. Le parti et les
élites locales l’invitent donc à poursuivre son travail photographique en revenant dans le
pays. Voilà où commence le second discours du film, implicite (le premier explicite : la
violence sociale du Vietnam d’après-guerre et le choix de l’exil pour beaucoup) : la facile
manipulation médiatique relayée par les journalistes étrangers sur un pays qu’il méconnaisse.
Car, entouré d’une guide zélée du Parti, hébergé par des bourgeois locaux aux goûts
français qui lui fournissent lit douillet, whiskey et laissez-passer, Shiomi se transforme en
photographe du pouvoir. Lassé pourtant des parcours tout tracés dans les Zones Economiques Nouvelles exemplaires et lisses, il arrive à sortir de cette dynamique de ne rapporter que des images validées par le nouveau régime.


S’il finit par déjouer ces clichés édulcorés d’un Vietnam d’après-guerre où santé rime
toujours avec éducation, Shiomi en photographiant la misère de la ville tombe dans un
nouveau travers et devient ce qu'on pourrait appeler un reporter de safari. Mais cette fois-ci, le constat ne vient pas de lui mais d’une fillette de 14 ans, mangeant à même le sol, qui finit par lui tirer la langue face au voyeurisme de ses photos.


Découvrant peu à peu la réalité atroce des zones de déminage forcée, la pauvreté
extrême de ses nouveaux ami-e-s et la cruauté des bureaucrates du Parti, Shiomi finit par
comprendre que les sous retirés de la vente de son bel appareil de photo auront infiniment plus de valeurs s’ils servent aux exilés que des tirages ne profitant qu’à sa gloire personnelle. Cette prise de conscience puisqu’elle est cette fois véritablement révolutionnaire ne pourra que s’avérer mortelle.

Ann Hui la réalisatrice

Ann Hui la réalisatrice

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 21:54
Cinéma HK #5 : La 36ème chambre de Shaolin (1978)

La 36ème Chambre de Shaolin (1978) de Liu Chia-liang avec Gordon Liu, studio Shaw Brothers

Kung-fu d'initiation physique et mentale.

C'est avec ce genre de réussite ultime cinématographique que Tarantino a pu dire que le kung-fu était peut-être le meilleur genre cinématographique possible. Il n'oubliera pas Gordon Liu en lui offrant le rôle de Pai Mei dans Kill Bill à Gordon Liu (image ci-dessous).

Outre le magnétisme de Gordon Liu, la simplicité de la forme narrative (une chambre = 1 épreuve initiatique) est ici le fondement de l'observation assidue par le public de la progression physique et intellectuelle du héros. Et ce n'est pas banal car chaque chambre évoque un sens, une faculté physique différente ou une endurance complète du corps et de l'esprit qui imposent à Gordon Liu de se débattre avec l'idée de performance des limites humaines. Seront-elles repoussées ? Parachevées ? Car il n'est pas écrit que l'impossible ne soit possible en kung-fu.

Mais l’art martial des Shaolin est-il prêt à son accession au monde séculier ?

Ne pas oublier avec toujours les fantastiques Liu Chia-Liang et Gordon Liu, respectivement derrière et devant la caméra : Retour à la 36ème Chambre (1980) et Les Disciples de la 36ème Chambre (1985)

Cinéma HK #5 : La 36ème chambre de Shaolin (1978)
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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 09:07
Cinéma HK #4 : The Heroic Trio (1992)

Heroic Trio (1992) de Johnnie To avec Maggie Cheung, Anita Mui, Michelle Yeoh, Anthony Wong, Damian Lau

Cyber fantasy de belles gosses bad-ass

Ou comment faire un film culte, drôle et inventif avec des décors grossiers (hangars banals, fumées de métropole) et un scénario plus que léger. Le tout sans négliger l’émotion (mort de nombreux enfants) et la grande classe. Un Johnnie To moins connu des snobs.


Recette : une justicière du Bien (Anita Mui) qui cache à son mari inspecteur ses missions nocturnes, une mercenaire punk (Maggie Cheung) volontiers plus préoccupée par le fric, la moto et son ego et une alliée des forces du Mal (Michelle Yeoh) sans pitié sauf en amour, entrechoquent leur destin à cause de leurs intérêts rivaux… Mais c’est sans compter leur volonté d’indépendance et de solidarité féminine… Il y aura un sequel, The Executioners la même année (j'l'ai pas encore vu!).


Je vous propose aussi de découvrir ce qu’est (souvent) un trailer made in HK, sans les voix-off débiles des blockbusters ricains ou la sélection de blagues lamentables des bandes annonces à la françaises. Le principe de ces trailers : pas de dialogues, de la musique uniquement, sur environ 3min. D’où une première plongée fascinante dans l’univers du film avant même de l’avoir vu ! J’espère que le trailer explosif et léger du Heroic Trio vous séduira !

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 08:51
Cinéma HK #3 : P.T.U. (2003)

P.T.U. Police Tactical Unit (2003) de Johnnie To avec Simon Yam, Lam Suet

Que se passe-t-il quand Hong-Kong dort ?

Un flic perd son flingue et a peu de temps pour éviter la sanction la plus lourde : ce point de départ était aussi celui de Chien enragé du Japonais Kurosawa, film extrêmement nerveux qui n’a d’égal dans les sixties qu’A bout de souffle.


Là on ne verse pourtant pas dans le polar poisseux ou même le film d'action classique, malgré le titre un peu flippant et les autres films plus rythmés du maître To. Ca tire carrément plus vers l'expérimental mais contrairement à The Mission (1999), c’est pas chiant et creux. Beaucoup de retournements de situation, de plongée nocturne quasiment onirique (ça m'a rappelé un peu les scènes angoissantes de We own the night) dû au tournage exceptionnel dans les rues désertées de Hong-Kong. Les conditions de tournage sont expliquées sur Wikipédia pour les curieux-ses.

Autre génie de ce film, l'acteur Simon Yam magistral dans le rôle d'un flic violent. La bande originale surprenante, à base de guitare électrique, n’est pas étrangère à l’ambiance décalée de cette vue inédite d’Hong-Kong.

Rien à voir mais l'année 2003 sera marquée par la mort de deux des plus grandes icônes de la pop et du ciné HK : Leslie Cheung, acteur ouvertement bi, se jette de la fenêtre d’un hôtel tandis qu’Anita Mui meurt des suites d’un cancer… Et ça correspond à l’époque du déclin de l’industrie du film à Hong-Kong…

Cinéma HK #3 : P.T.U. (2003)
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 13:12
Découvrir le cinéma HK #2 : Qiu Jin, la guerrière (2010)

Qiu Jin, la guerrière (2011) d’Herman Yau avec Yi Huang, Yu-Hang To, Pat Ha, Anthony Wong

« Plutôt que d’essayer d’impressionner les hommes, je voudrais les choquer ».


Le réal de la saga Ip Man a de nouveau choisi de mêler la question anti-impérialiste du début du 20è siècle chinois au film de genre kung-fu et au récit biographique, cette fois, sous les traits de la poétesse et révolutionnaire chinoise Qiu Jin. Les combats y sont rares mais époustouflants (l’attaque de l’école de Qiu Jin, la danse du dragon et surtout l’attaque de la caserne) par leur association du kung-fu en close-combat et de l’usage du fusil qui témoigne de la nouvelle époque.


Le film s’organise en flash-back, comme la plupart des biopics, mais non pas sur la centralité des grands événements de sa vie (Walk the line de James Mangold sur le moment clef de la carrière de Johnny Cash à la prison de Folsom, dans le Roman d’Elvis de Carpenter, juste avant son come-back) mais sur sa condamnation à mort, comme s’il nous fallait comprendre que son apprentissage révolutionnaire n’était qu’acceptation lucide de sa mort. Car Qiu Jin, en refusant de laisser la Chine aux corrompus et aux Occidentaux, fit le choix de sacrifier son bonheur personnel (ses enfants et son mari) au profit du destin de la nation.


Fille de fonctionnaire provinciale, cultivée et habile au maniement des armes, Qiu Jin est frustrée que son existence en tant que femme l’empêche de défendre l’indépendance et la justice en son propre pays qui subit le traité de Nankin. Même son talent poétique lui semble vain. Elle rejoint alors Beijing pour entrer en résistance politique (elle se définit comme féministe) puis le Japon où elle rencontre ses futurEs compagnons et compagnes de lutte. Son charisme et son intégrité dépasseront la vie éphèmére qui lui était destinée…

Découvrir le cinéma HK #2 : Qiu Jin, la guerrière (2010)
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21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 12:42
Séances de cinéma HK #1 : Introduction

Cielles qui m'connaissent savent que je n'ai d'yeux que pour le cinéma asiatique, qu'il soit sud-coréen, chinois, thaïlandais, japonais et, comme le préfigure les initiales HK, hong-kongais...

Pourtant, à part la qualité scénaristique et la créativité, il y a très peu de ressemblances entre chacun de ces cinémas.

Si Hong-Kong appartient désormais pleinement à la Chine depuis la Rétrocession des territoires par l'Empire colonial brittannique en 1997, elle reste un territoire cinématographique à part, dûe à son histoire et à son statut administratif propres au sein de la République Populaire de Chine.

Son cinéma contient des traces multiples de cette présence britannique, présentée généralement comme arrogante et acculturante. Rares sont les films historiques à faire l'impasse, même deux minutes, sur ces faits et ces ressentiments populaires, même dans le cinéma d’aujourd'hui.


De Hong-Kong, vous avez vu les films ou entendu les noms de Wong Kar-wai, Johnnie To peut-être et John Woo. Les films Tigre et Dragon et Shaolin Soccer au succès important dans les salles européennes, les noms aussi de Bruce Lee, Chow Yun-fat, Tony Leung, Jackie Chan, Maggie Cheung ne vous sont peut-être pas inconnus ? Même si c'est pas le cas, c'est pas grave.

Mon but n'est pas de vous faire l'histoire ni même la critique de ce cinéma si riche en genre, en actrices et acteurs de légende, en films inoubliables et en productions récentes détonnantes. De bons documents et de bons livres existent et feront bien mieux le boulot que moi. Notamment, LA référence en français : L'Encyclopédie du cinéma de Hong-Kong d'Emrik Gouneau et Léonard Amara aux éditions Les Belles Lettres (plus 500 pages avec illustrations).

J'vais me contenter de mettre en avant une sélection très personnelle parfois représentative comme on dit (même si c'est toujours un peu grotesque comme idée), parfois non. Les films seront proposés de façon aléatoire en terme de style, d'époque et de discours. Ils ne couvriront que la période des années 60 à nos jours mais je vous proposerai des avant-premières aussi.

Avant toute chose :

* Non, il n'y aura pas que du Kung-fu. Et puis, merde, trace ta route si t'aimes pas les films de Kung-fu. Il y aura aussi de l' "Heroic Blooshed" (ou "carnages héroïques", polars HK violents mais moralisés et stylisés nés dans les 80's où le flingue est toujours au 1er plan de l'action), du Wu Xia Pian (film de sabre chinois, où la moralité du chevalier est primordiale), du film de catégorie III (catégorie réservée au genre gore ou érotique à Hong-Kong), de la fantaisie, du drame et de la comédie.

* La langue du cinéma HK est depuis la fin de l'ère du grand studio Shaw Brothers dans les 70's quasi-exclusivement en cantonais, la langue du Guangdong, du Guangxi, de Macao et de Hong-Kong. Le cinéma chinois continental est quant à lui en mandarin.

* La plupart des classiques des années 60 à nos jours sont disponibles pour le public francophone ou trouvables avec sous-titrages anglais. Leur diffusion DVD en France est très bonne mais relativement chère. Leur présence par contre en salle est franchement limitée et peu courageuse (pas trop d'nouveaux-lles réal') voire orientée (choix des films les plus lisses, les mauvais films des bons réal'...). Beaucoup de streaming sont par contre dispo, après, j'vais pas vous mentir, l'anglais est un + pour découvrir bon nombre de ces films si vous ignorez le cantonais ou supporter la VF des Jackie Chan est parfois nécessaire.

* Même sans avoir vu un seul film HK (Hong-Kongais donc), vous en avez peut-être déjà paradoxalement vu... car, comme il s'agit autant d'un style que d'une provenance, l'art cinématographique HK a profondément influencé le cinéma hollywoodien : Matrix en est le meilleur exemple, dont le chorégraphe est le Chinois cantonais Yuen Woo-ping (qui a réalisé les majeurs Drunken master et Tai-chi master pour Hong-Kong avant de se concentrer sur la chorégraphie).

* Beaucoup de réal HK ont bossé pour Hollywood où, pour les plus chanceux, ils ont renouvelé les codes du film d'action US ou juste fait quelques navets. J'pense à Ringo Lam (Risque Maximum, Replicant avec Jean-Claude Van Damme), Kirk Wong (The Big Hit avec Mark Wahlberg), Tsui Hark (Double team, Piège à Hong-Kong avec Jean-Claude Van Damme) et surtout John Woo (Mission Impossible 2, Volte-Face, Windtalkers : les messagers du vent, Paycheck).

* Il n'est pas rare non plus de voir de superprods ricaines avec des stars HK à l'affiche tels Chow Yun-Fat (Pirates des Caraïbes 3), Michelle Yeoh (Demain ne meurt jamais), Jackie Chan (la saga Rush Hour) et vous avez peut-être aussi connu Maggie Cheung dans ses rôles chez le réal’ indé Français Assayas avec qui elle était un temps mariée.

* Beaucoup de films ricains assument totalement leur emprunt au style HK de l' "heroic bloodshed" : je pense notamment au sympa The Replacement killers / Un tueur pour cible, produit par John Woo lui-même qui jouit d'un très bon duo entre Chow Yun-fat et une Mira Sorvino féministe. Tigre & Dragon ou encore dans un autre registre My Blueberry Nights sont quant à eux des coproductions hong-kongaises, chinoises et internationales.

* Comme on sait qu'les Ricains préfèrent faire des remakes plutôt qu'filer des sous-titres à leur public, les achats de leur scénario marchent bien outre-atlantique : The Departed / Les Infiltrés de Scorsese (2006) est un pastiche du scénario du film HK Infernal Affairs, retranscrit dans l'univers de la mafia irlandaise de Boston.

* Au-delà des importations et productions en Occident, ce sont des cinéastes que l'on retrouve ailleurs en Asie, comme les frères hong-kongais Pang, auteur des deux versions de Bangkok Dangerous (oubliez Nicholas Cage et regardez la première version : un chef d’œuvre !), The Eye, Ab-normal beauty, Leave me alone, qui réalisent à Taïwan.

* Moins connu et pourtant extrêmement dynamique (2è pays producteur de films), le Nigéria ou Nollywood se réclame lui aussi beaucoup du cinéma d'action HK.

* l'Age d'or du cinéma HK (70's-90's) est malheureusement passé bien que bon nombre de productions nous arrive avec bonheur jusqu'ici chaque année. Aujourd'hui, le cinéma asiatique le plus novateur, brillant et prolifique se cherche plus volontiers en Corée du Sud (Mais c'est très subjectif car c'est selon ce qu'on reçoit ici en France qu'on peut établir de tels jugements) avec la vague des thrillers gores, drames sociaux poisseux ou ou des films existentiels de vengeance notamment. Mais nous verrons aussi de nouvelles productions réinventant le cinéma HK, visiblement très influencé par le renouveau du cinéma sud-coréen qui a atomisé la figure du héros moral.

Mon but est simplement de vous présenter quelques films, connus ou moins, cultes ou personnels, qui vous permettront de mieux connaître ce cinéma par ses thèmes, auteurs, styles, ou de vous familiariser pour la première fois avec lui. Ce ne sera pas exhaustif mais y'aura pas mal d'articles vu que j'les écrits depuis près d'un an !

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