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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 09:00
Boycott des films de Gal Gadot, nouvelle Wonder Woman

- a servi comme instructrice au combat dans l'armée coloniale israélienne entre 2003-2005

- a fait la promo comme mannequin pour valoriser les femmes dans l'armée israélienne en 2007

- a soutenu le massacre israélien de Gaza en 2014

 

Si vous avez quand même envie de voir Wonder Woman, y'a toujours l'animé de 2009 qui raconte grosso modo la même histoire.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:00

Pour l'Imam Hussein, fils d'Ali ibn abu Talib et de Fatima az-Zahra, frère d'al-Hassan, 'aleyhoum as-salam, assassiné le 10 du mois de Mouharram, en ce jour d'Ashûra, jour tout d'abord de la libération du peuple de Musa, 'aleyi as-salam, de l'esclavage de Pharaon.

 

Kerbala était une révolution contre l'oppression sociale, l'hypocrisie religieuse et l'oligarchie mecquoise pré-islamique.

 

La reconnaissance d'Ahl al-bayt comme modèle n'est pas un honneur des seuls Chiites mais d'Ahl as-Sunna wa Jamaa également. L'imam ach-Chaféi, rahmatullah 'aleiyi, disait : "Si aimer le Prophète et sa famille c’est être un chiite, alors je suis le premier des chiites".

Hadith al-Thaqalayn complet : « Je suis sur le point d'être rappelé (par Allah) et de répondre (à ce rappel). "Je vous laisse les Thaqalayn (les deux Poids) : le Livre d'Allãh et ma Famille, les Gens de ma Maison". Celui Qui est Doux (Allah) m'a informé qu'ils ne se sépareront pas jusqu'à ce qu'ils reviennent vers moi près du Bassin (jusqu'au Jour du Jugement). Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » Musnad Ahmad ibn Hanbal

Hadith al-Thaqalayn complet : « Je suis sur le point d'être rappelé (par Allah) et de répondre (à ce rappel). "Je vous laisse les Thaqalayn (les deux Poids) : le Livre d'Allãh et ma Famille, les Gens de ma Maison". Celui Qui est Doux (Allah) m'a informé qu'ils ne se sépareront pas jusqu'à ce qu'ils reviennent vers moi près du Bassin (jusqu'au Jour du Jugement). Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » Musnad Ahmad ibn Hanbal

Seuls les yankees et les sionistes ont intérêt à la haine entre chiites et sunnites, de bon voisinage pendant près de mille ans, dans les mêmes pays, dans les mêmes quartiers, au Hajj, dans l'interdiction des attaques et des insultes, avant l'impérialisme militaire et mental au Moyen-Orient et dans l'Océan indien...

 

Comme l'a déclaré un porte-parole du Jihad Islamique Palestinien : "L'Iran remplit son devoir religieux et moral en soutenant Gaza (dans l'approvisionnement en armes)". Al-Quds ne sera pas libérée par le takfirisme mais par l'union des muslimin, fi sabil Ilah al-hakîm, par observance d'as-Sunna, par le modèle d'Ahl al-bayt dans le combat contre l'injustice. 

Que vos jours de siyyâm pour Achoura soient facilités et acceptés!

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19 octobre 2015 1 19 /10 /octobre /2015 21:58

Dictionnaire pour mieux comprendre les événements en cours en Palestine :

- escalade: a lieu dès lors qu'un israélien est tué. Il faut plusieurs centaines de morts palestiniens pour parler d'une escalade

- civil: ne s'applique jamais à un palestinien, y compris un enfant. Par contre s'applique aux colons armés et réservistes de l'armée israélienne, et la possibilité de l'étendre aux soldats d'occupation en exercice est actuellement à l'étude

- sécurité: droit réservé exclusivement aux israéliens, et permettant de justifier à peu près tout, y compris les bombardements aveugles, les massacres, un mur en plein territoire palestinien, les arrestations arbitraires de masse, les incursions, les exécutions extra-judiciaires, les démolitions de maison, et autres punitions collectives, dont bien sûr le siège imposé à 1,8 million de palestiniens dans la bande de Gaza

- regain de violence: terme permettant de mettre dans le même sac occupant et peuple occupé, de nier les causes et de ne s'intéresser qu'aux effets, c'est à dire permettant généralement de dédouaner la puissance occupante de sa responsabilité dans l'irruption de la dite violence

- territoire palestinien occupé: là où tout se passe ou presque mais qu'on évoque si peu. Si on parle d'un colon installé illégalement en territoire palestinien occupé, il vaut mieux parler de civil sans autre précision géographique

- occupation: hein, pas compris. Terme trop complexe, à éviter préférablement pour ne pas créer plus de confusion. Se contenter d'évoquer les parties ou les palestiniens ET les israéliens. De même les termes oppression et déni des droits s'appliquent à tous les autres contextes sauf le Moyen-Orient

- résistance: apparemment interdite sous toutes ses formes par le droit international pour les palestiniens et pleinement autorisée pour tous les autres peuples du monde. Les palestiniens n'ont le droit d'avoir recours qu'à la négociation

- négociations: dialogue où l'arme au poing Israël explique aux palestiniens toutes les raisons pour lesquels elle ne peut mettre fin à la colonisation, alors ne parlons même pas de fin de l'occupation, ni ne peut évoquer le retour des réfugiés, ni un contrôle palestinien sur les frontières, ni de discuter de Jérusalem, tout en dénonçant l'intransigeance palestinienne

- BDS: boycott, désinvestissements, sanctions, campagne qui a largement contribué à la fin de l'apartheid, et considérée de ce fait comme une campagne héroïque contre l'apartheid en Afrique du Sud, par contre quand la même campagne vise l'apartheid israélien c'est clairement de l'antisémitisme

- paix: veut dire que les palestiniens demeurent tranquille pendant que l'occupation continue, que leurs droits sont violés et leurs terres volées. Toute révolte menace les efforts de paix alors que l'occupation et la colonisation sont elles tout à fait compatibles avec les efforts de paix

- couverture médiatique: pour les palestiniens c'est un peu le loto, une chance sur un million de gagner

Posté aujourd'hui sur sa page publique Facebook

Son entretien d'aujourd'hui pour L'Orient - Le Jour : http://www.france-palestine.org/Majed-Bamya-a-L-OLJ-L-Autorite-palestinienne-n-est-pas-la-pour-assurer-la

" Il s’agit d’un mouvement de libération nationale. Notre responsabilité est la libération. Nous ne sommes pas là pour assurer la sécurité de l’occupant."

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4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 15:58

Un épisode des Rebelles du foot consacré aux joueuses de l'équipe nationale palestinienne sera bientôt diffusé à la télévision. Plus d'infos dans l'article suivant :

http://blogs.lexpress.fr/le-pop-corner/2015/01/13/les-premieres-filles-a-jouer-au-football-en-palestine-et-autres-histoires-heroiques-voici-les-rebelles-du-foot-saison-2/

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14 août 2014 4 14 /08 /août /2014 12:42
"Les hommes palestiniens peuvent-ils être des victimes ? Genrer la guerre d'Israël sur Gaza" traduction de l'article de Maya Mikdashi

« Les Hommes palestiniens peuvent-ils être des victimes ? Genrer la guerre d'Israël sur Gaza », Maya Mikdashi, Jadaliyya, 23 juillet 2014


« A Gaza il y a un garçon debout et il attend…de dormir », Mazen Kerbaj


Chaque matin nous nous réveillons avec la mise à jour de l'inventaire d’un boucher : 100, 200, 400, 600 Palestinien-ne-s tué-e-s par l’appareil de guerre israélien. Ces nombres masquent beaucoup de détails : la majorité des Gazaoui-e-s, qui vivent sur un territoire parmi les plus densément peuplés et les plus appauvris de la planète, sont réfugié-e-s d’autres régions de la Palestine historique (1). C’est une zone brutalement assiégée d’où on ne peut se protéger de l’assaut israélien. Avant cette « guerre », Gaza était une sorte d’espace en quarantaine, avec une population maintenue captive et colonisée par l’habilité d’Israël à bafouer le droit international en toute impunité (2). Et cette population est sous régime de dépendance - en matière d’alimentation, d’eau, de médicaments et même de déplacements – auprès de ses colonisateurs. En cas de cessez-le-feu, Gaza demeure colonisée, fermée, sous blocus, c’est-à-dire, une prison à ciel ouvert, un camp de réfugié-e-s gigantesque.

Un détail au sujet des morts toutefois est continuellement repris dans les médias dominants basés en Occident : la grande majorité des Palestinien-ne-s assassiné-e-s à Gaza sont des civils et ces sources ajoutent que parmi eux se trouve un nombre « disproportionné » de femmes et d’enfants. Le meurtre de femmes et d’enfants est horrible, cependant, dans la répétition de ces faits dérangeants, il manque quelque chose : le deuil de l’opinion publique pour les hommes palestiniens assassinés par la machine de guerre israélienne. En 1990, Cynthia Enloe (3) a inventé le concept « femmesetenfants» afin de réfléchir à la mise en place d’une rhétorique genrée pour justifier la guerre du Golfe. Aujourd’hui, nous devons être conscient-e-s de la façon dont le cliché « femmesetenfants » est véhiculé au sujet de Gaza et plus largement de la Palestine. Il accomplit plusieurs exploits rhétoriques, dont deux principaux : d’un côté, le regroupement des femmes et des enfants au sein d’une même catégorie indistincte, regroupé-e-s par « similitude » de genre et de sexe ; de l’autre, la reproduction du corps de l’homme palestinien (et plus généralement de celui de l’homme arabe) comme toujours déjà dangereux. Ainsi le statut des hommes palestiniens (une désignation qui inclut les garçons âgés de 15 ans et plus, et parfois aussi jeunes que 13 ans) comme « civils » est toujours perçu comme douteux.


Cette manière de genrer la guerre d’Israël sur Gaza est proche de la rhétorique de la « Guerre contre le terrorisme », et comme Laleh Khalili l’a remarquablement démontré (4), proche de la stratégie contre-insurrectionnelle et du « war-making » plus globalement. Dans ce cadre, le meurtre de femmes, de filles, de pré-adolescents et de jeunes garçons est à relever tandis que les adolescents et les hommes sont présumés coupables de ce qu’ils auraient pu faire si on les avait laissés en vie. De plus, ces adolescents et hommes sont potentiellement dangereux non seulement pour les soldats qui occupent leur pays mais aussi pour les « femmesetenfants » qui sont les réel-le-s civils. Les jeunes garçons après tout peuvent grandir pour devenir de violents extrémistes. En tuant le corps, on désamorce ce potentiel.


Ainsi avec cette logique, la critique de la guerre d’Israël sur Gaza se voit répondre, sur un ton très sérieux, des allégations sur le « sort » des femmes et des homosexuel-le-s « sous » le Hamas. Récemment, un porte-parole d’Israël a répondu à Noura Erakat, qui condamnait la violation par Israël des droits universels de l’être humain, en partageant cette pépite de sagesse : « Le Hamas, ils n’autoriseraient pas une jeune femme progressiste laïque à exprimer ses opinions tel que vous le faites, m'dame. Il ne permettrait pas à mes amis gays d’exprimer leur sexualité librement». Cette allégation vise à mobiliser la rhétorique genrée de la « Guerre contre le terrorisme », rhétorique qui joue sur les registres émotionnels du progressisme états-unien en dévoyant le féminisme et les droits des LGBTQ [Lesbiennes, Gais, Bisexuelles, Trans', Queers]. Ce même dévoiement permet à l’islamophobie et à la guerre d’être promues comme un bien populaire et international – après tout, c’est bien « nous » qui défendons les personnes sans défense des ravages des hommes arabes et musulmans (5). Laleh Khalili a nommé ceci « l’usage d’une narration genrée pour distinguer ceux et celles qui doivent être protégé-e-s de ceux que l’on doit craindre et détruire ». Ce discours est si efficace qu’il n’a pas besoin de s’appuyer sur les faits : il les outrepasse.


La machine de guerre israélienne, un peu comme celle des Etats-Unis en Afghanistan ou en Iraq, ne protège pas les queers, les femmes et les enfants palestinien-ne-s. Elle les tue, les mutile, les sépare de leurs proches – pour la simple raison qu’ils sont Palestinien-ne-s, et donc pouvant possiblement être tué-e-s en toute impunité à la vue du monde entier. Aujourd’hui, la différence entre les « femmesetenfants » palestinien-ne-s et les hommes palestiniens n’est pas la production de cadavres mais plutôt la circulation de ces cadavres à l’intérieur d’un cadre rhétorique dominant et grand public qui détermine qui a droit d’être pleuré sur la place publique comme véritables « victimes » de la machine de guerre israélienne.


Le grand nombre de « femmesetenfants » mort-e-s suffit à mobiliser le président des Etats-Unis et les Nations Unies à faire des déclarations dans lesquelles la violence est « condamnée » - mais le meurtre, l’emprisonnement, la mutilation des hommes et garçons palestiniens en temps de guerre et de cessez-le-feu restent tus. En Israël, les hommes, les colons et même les soldats sont présentés en victimes du terrorisme et de l’agression de Palestiniens. Tous ont droit à un deuil public. A l’inverse, dans presque tous les cas où les garçons et les hommes palestiniens sont spécifiquement pris pour cibles par Israël, comme en témoigne le profil des prisonniers politiques et des assassinats ciblés, ils ne sont pas vus par les médias grand publics basés en Occident comme victimes du terrorisme et de l’agression d’Israël. Les Palestiniens doivent se défendre afin d’être reconnus comme êtres humains, c'est-à-dire, reconnus dans la mort ou la vie comme victimes des actions et des manoeuvres politiques israéliennes.


Le sexe est souvent perçu comme un accident de naissance : après tout, nous n’avions pas notre mot à dire lorsque nous étions encore au stade du développement dans l’utérus. Nous ne pouvions émettre une opinion quand d’autres décidaient que nous étions nées avec un vagin (et donc que nous étions femmes) ou nés avec un pénis (et donc nous étions hommes). De la même façon, le péché originel de plus d’un million de Gazaouis – péché qui les rendent passibles d’être tués, mutilés, sans abris par voie aérienne, terrestre ou maritime – est d’être nés Palestiniens. Le terme « Palestinien » les façonne comme menace et cible, tandis que les termes « homme » et « femme » proposent en soi une manière dont leur mort pourra être présentée. Les Palestiniens ne peuvent ni choisir ni contester le fait d’être nés Palestiniens, sous un régime de type colonial ou dans des camps de réfugié-e-s dispersés aux alentours des frontières de leur Etat-nation. Ils ne se sont pas [tous] décidés à s’installer à Gaza de leur proche chef. Pour reprendre Malcolm X, ils ne sont pas arrivés ou n’ont pas atterri sur Israël, c’est Israël qui est arrivé et a atterri sur eux (6).


De plus, la surenchère sur le meurtre de « femmesetenfants », en excluant celui des garçons et hommes palestiniens, normalise les structures et les acquis du colonialisme israélien tout en les dissimulant. On opte en effet pour «véritables civils » et « civils potentiels ». Les hommes étant toujours déjà suspects, on imbrique la violence dans la chair. L’anéantissement de vies, uniques et personnelles, de femmes et d’enfants, est massifié et réduit à l’ordre de seules statistiques. Les Palestiniens sont présentés comme ayant l'alternative de soit être une menace pour Israël et donc de mériter la mort qu’il reçoive, soit de ne pas en être une et donc de mériter la poursuite de la colonisation déguisée en « cessez-le-feu » ou, avec plus d'euphémisme, en « paix » (7).


De toute façon, inutile de saisir une arme en Palestine pour être révolutionnaire ou « ennemi-e » d’Israël. Inutile de protester, de jeter des pierres ou d’agiter un drapeau pour être dangereux. Inutile de dépendre des tunnels cachés pour de la nourriture et des médicaments contre le cancer pour être considéré-e-s comme faisant parti-e-s de l’infrastructure civile du terrorisme. Pour être une menace à Israël, il vous suffit simplement d’être Palestinien-ne-s. Pour Israël, les Palestinien-ne-s servent de rappel qu’il y a un « autre » - un irritant, une tache, une compréhension consciente ou inconsciente que la possibilité pour l’un d’être une « nation juive » ou une « démocratie juive » est inexorablement liée à la présence ou l’éradication de l’autre.


De même, chaque homme, femme et enfant palestinien-ne-s évoluent dans une infrastructure rhétorique et matérielle, qui les identifie et les dénombre, les séquestre et les place en quarantaine, les occupe et les divise, les prive de leurs droits et leur impose le sous-développement, les assiège et part en guerre contre eux en toute impunité. Ces agissements, quotidiens, ont fini par ne plus nous indigner. Peut-être n’est-ce pas surprenant étant donné l’effacement et la normalisation de la mort lente, du génocide, de la violence structurelle, de la dépendance vécue quotidiennement dans les réserves des Natif(ve)s Américain(e)s ou sur les territoires aborigènes d’Australie. En réalité, c’est la normalisation du colonialisme de peuplement d’Israël (8) qui produit la guerre actuelle sur les réfugié-e-s vivant-e-s dans la prison à ciel ouvert de Gaza comme un « événement » détaché et condamnable. C’est par la faute de ce colonialisme de peuplement que Gaza est évoquée comme annexe et différente de la Palestine historique, que la « Cisjordanie » et « Gaza » sont deux entités séparées et séparables, plutôt qu’une seule nation divisée et exilée entre des territoires détachés par ces pratiques coloniales. La guerre actuelle repose sur la poursuite de la violence quotidienne structurelle et informelle qu’affrontent les Palestinien-ne-s vivant-e-s à Gaza, en Cisjordanie ou en tant que citoyen-ne-s palestinien-ne-s en Israël : de la monopolisation des ressources, au tarissement de l’eau, en passant par la démolition des maisons, les check-points, les routes réservées aux colons, les débats sur le « transfert » de population, jusqu’aux prisons débordées et à la citoyenneté de seconde zone. La Palestine historique, du fleuve à la mer, est une colonie israélienne, à différents stades de succès.


Les hommes, les femmes et les enfants palestinien-ne-s sont un seul peuple – un peuple assiégé et sous occupation coloniale. Ils ne devraient pas être distingué-e-s dans la mort en raison de leur appareil génital car cette distinction reproduit une hiérarchie des victimes et mort-e-s dignes d’être pleuré-e-s (9). Les Israélien-ne-s juif-ve-s (dont les soldats et les colons) occupent le plus haut degré de cet échelon macabre, les hommes palestiniens le plus bas. Cette hiérarchie est à la fois racialisée et genrée, connexion qui permet au concept de « femmesetenfants » palestinien(ne)s d’émerger, d’attirer publiquement et internationalement la commisération par les seuls spectacles de violence, ou « guerre » - mais jamais dans la lenteur et le silence des mort-e-s sous les conditions d’occupation coloniale - temporalité propre au « cessez-le-feu ». Insister sur le droit de pleurer publiquement et également chaque mort-es palestinien-ne-s, hommes, femmes, enfants – au moment d’une invasion militaire et aussi pendant le quotidien de l’occupation et de la colonisation, c’est revendiquer leur droit en premier lieu à pouvoir exister (10).


Traduction de Doyle, relue et corrigée par J., de l’article « Can Palestinian Men be Victims? Gendering Israel's War on Gaza », disponible à l’adresse suivante : http://www.jadaliyya.com/pages/index/18644/can-palestinian-menbe- victims-gendering-israels-w

Autre diffusion sur : http://www.info-palestine.eu/spip.php?article14907

1 http://www.merip.org/primer-palestine-israel-arab-israeli-conflict-new


2 ERAKAT Noura, article « No, Israel Does Not Have the Right to Self Defense In International Law Against Occupied Palestinian Territory », dans Jadaliyya, 11 juillet 2014


3 ENLOE Cynthia, article « Womenandchildren: making feminist sense of the Persian Gulf Crisis », dans The Village Voice, 25 septembre 1990

4 KHALILI Laleh, article « Gendered practices of counterinsurgency », dans Review of International Studies, Volume 37, Issue 04, October 2011, pp 1471-1491


5 GORDON Neve, PERUGINI Nicola, article « On 'Human Shielding' In Gaza », dans Contercurrents, 20 Juillet 2014

6 Malcolm X, discours « We Didn't Land On Plymouth Rock », au Founding Rally pour l'Organization of Afro-American Unity, 28 Juin 1964

7 http://electronicintifada.net/content/no-ceasefire-without-justice-gaza/13618

8 Sur cette question, lire "Qu'est-ce que le colonialisme de peuplement?" de Maya Mikdashi, dans Jadaliyya, 17 juillet 2012

9 EL-SHARIF Farah, article « Is Palestinian Life Grievable? », dans The Islamic Monthly, 21 juillet 2014


10 BUTLER Judith, livre Precarious Life: The Powers of Mourning and Violence, Verso, 2004

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12 juillet 2014 6 12 /07 /juillet /2014 00:26

Que dire ?

Hollande soutient les bombardements israéliens. Lieberman, ministre israélien d'extrême-droite partisan de la "réoccupation de Gaza", venu en toute discrétion jeudi 29 juin 2014 serrer (à nouveau) la main à Fabius dans le silence des médias, a fait son sale boulot efficacement.

La presse française parle sans cesse de "répliques à des tirs de roquettes" pour légitimer les bombardements sur Gaza, zone sous embargo et parmi les plus densément peuplée de la planète. On dénonce dans ces papelards l' "extrémisme" du Hamas, élu démocratiquement par les Gazoui-e-s, et on le taxe de façon commode comme "terroriste", alors que simplement résistant sur la terre palestinienne, pour mieux délégitimer toutes négociations avec lui et défendre l'idée d'une "guerre" ou de "représailles" alors que, dans ce contexte colonial et donc inégal, il s'agit bel et bien d'un massacre.

On évite bien sûr de parler de la colonisation amplifiée en Cisjordanie, au Golan et à Jérusalem-Est, des longues grèves de la faim de beaucoup de prisonniers palestiniens, des arrestations de jeunes enfants visant à semer la terreur au sein des familles palestiniennes et des assassinats de l'armée et de keufs toute l'année qui brisent auparavant tous les accords.

Les exactions de colons ultra-racistes (le meurtre de Mohammad Abou Khdeir*, Allah y rahmu) peuvent elles être fustigées par le gouvernement israélien comme des actes barbares isolés et non comme les conséquences directes d'un système de dépossession des terres et de déshumanisation d'un peuple.

La particularité d'Israël : non pas (juste) qu'il commette des crimes de guerre, qu'il s'appuie sur la ségrégation raciale et qu'il est foncièrement impérialiste, mais que sa critique et sa condamnation soient persécutées en Occident et que ses attaques militaires alimentent le commerce d'armes directement testées sur des populations insoumises.

Et oui, c'est un bizness. Très juteux même : https://www.youtube.com/watch?v=vn08sgzLN9g

Résultats : près de 110 mortEs en quatre jours, pour 400 tonnes de bombes. Et des marchands d'armes et des stratèges de la contre-insurrection israéliens, français, états-uniens, brésiliens, des feloul égyptiens encore mieux équipés pour asservir les pauvres, traquer les militant-e-s et décimer les minorités du monde entier.

Un mix que je viens de publier. Des morceaux de rage et de ferveur, en hommages au peuple palestinien, à Gaza en particulier, et à différents groupes combattants et incha'allah ta'ala victorieux bientôt sur l'entité sioniste :

1. Sabah en-nasr ya Gaza (Saraya el-Quds, Jihad Islamique)

صباح النصر يا غزة - سرايا القدس

2. "Ya Hamas 'Alamina al-Boundouqiya"
يا حماس علمينا البندقيه

3. Mohammed Assaf - Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP)
محمد عساف - للجبهة الشعبية لتحرير فلسطين

4. Al-thaoura al-falestinya (Fatah)
الثورة الفلسطينية - فتح

5. Nahr ya ibn al-jibah (brigade d' 'Ali Abou Moustapha, FPLP) نار يا ابن الجبهة - كتائب الشهيد أبو علي مصطفي

6. Brigade 'Izeddin el-Qassem (Hamas) - Idhrib saroukh el-Qassem
كتائب عزّ الدين القسّام - اضرب صاروخ القسام

7. Mohammed Assaf - Ya saraya el-Quds (brigade du Jihad Islamique)
يا سرايا القدس - محمد عساف

8. Nasheed "Allahu Akbar ya Gaza" (sans instrument)
الله اكبر يا غزة - نشيد

Sinon, je viens d'apprendre que les Brigades d' 'Izeddin el-Qassem (Hamas) ont récemment publié un nouveau nasheed promettant de faire trembler la sécurité d'Israël :

https://www.youtube.com/watch?v=AICvm4Bu6w4

* que leur pinkwashing raté a d'abord tenté de vendre comme un "crime d'honneur" commis par les Palestiniens eux-mêmes en raison de sa supposée homosexualité. Info relayée par l'ultra-sioniste ultra-raciste LDJ.

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