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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 00:43
"Ici la Piedrita ordonne et le gouvernement obéit"

"Ici la Piedrita ordonne et le gouvernement obéit"

Face à l'accélération de la déstabilisation du régime de Maduro par les franges fascistes au Venezuela après l'attaque médiatique en hélicoptère, il faut refuser les lectures bourgeoises des médias occidentaux d'une crise, planifiée par les réactionnaires alliés aux Etats-Unis de Trump mais aussi les lectures anarcho-bisounours ou pseudo-révolutionnaires franchouillardes déconnectées type Voie prolétarienne etc (http://ocml-vp.org/article1795.html). Ce qui ne font pas la révolution ne donnent pas de leçons à celles et ceux qui la vivent. 

 

Une révolution est toujours en production et donc jamais idéale. On peut évidemment préférer l'expression "processus de transformations sociales radicales" à révolution, peu importe selon moi. On est loin ici des mirages Podemos, Insoumis ou pire Syriza, d'où l'offensive extrêmement violente interne et externe contre le Venezuela et plus encore contre sa constitution bolivarienne. Le Peuple (je parle évidemment des ouvrier-e-s, des paysan-ne-s, des chomeur-se-s, des étudiants précaires, personne d'autre, il ne s'agit pas d'un synonyme de population) du Venezuela n'a jamais délégué les pleins pouvoirs à Chávez ou Maduro mais les considèrent, en tant qu'alliés du processus révolutionnaire, comme une condition por ahora indispensable pour la survie d'une société capable de nourrir, loger, éduquer tout le monde. 

 

 

Soutien à la révolution populaire au Venezuela !

Il n'y a pas de 3ème front ici : on lutte dans le cadre de la révolution pour sa radicalisation. D'ailleurs, les guerilleros venezuelien-ne-s, anarchistes ou non,  ne prennent les armes que contre les fascistes, les patrons et les propriétaires terriens. Sinon, on joue le jeu de la guerre civile pour les prédateurs impérialistes et bourgeois, impatients de poursuivre ou de rétablir la fuite des capitaux et le siphonnage du pétrole pour les USA, l'exploitation ultra-libérale sans opposition, le féminicide et le massacre des racisé-e-s...

 

 

On se souvient d'Orlando José Figuera tabassé, poignardé et brûlé vif en mai dernier car noir parmi les manifestants anti-Maduro ; il fut même accusé d'avoir eu son compte en tant que "voleur". Il est mort sur son lit d'hôpital après 10 jours d'agonie à l'âge de 22 ans. Il avait déclaré que c'est en tant que pro-chaviste qu'il fut attaqué par cette foule de blancs aisés en meute ultra-violente. Paix à son âme. Les mêmes fafs qui caillassent les bus publics en service de Caracas mais aussi les écoles, les missions de logements pour des millions de pauvres et les maternité publiques. Le mois passé, c'est le syndicaliste Francisco Ramón Aguirre Mirabal qui a succombé à plusieurs balles en pleine tête à l'âge de 47 ans, paix à son âme. Il avait oeuvré dans la récupération et la collectivisation des terres accaparées avant 2010 par les latifundistas. Début juillet, José Luis Rivas Aranguren, candidat à l'Assemblée constituante est assassiné dans l'Aragua, après avoir reçu 8 balles...

 

Comment alors peut-on parler de capitalisme d'Etat, d'autocratisme ou de lutte inter-bourgeoise quand c'est bien cette tension du peuple venezuelien, toujours prêt à se mobiliser -  contre les coups d'Etat fascistes, pour les CLAPs - qui radicalise le régime pour qu'il soit véritablement à son service ? Lorsque le peuple pousse la lutte jusqu'à l'atomisation même de l'Etat par le communalisme et donc la destruction du système bourgeois parlementariste centraliste ? jusqu'à l'armement des masses comme remplacement du pouvoir de l'armée, traditionnelle seule dépositaire légitime de la violence ? Quel régime bourgeois et centraliste fait ça sinon en se niant ? 

 

L'absence de 3ème voie dans ce moment extrêmement grave ne doit pas servir de prétexte pour ne pas être critiques : ne nions pas les carriéristes proches de Maduro, les erreurs historiques de compromis avec l'opposition, l'université ici fief bourgeois, l'armée et les grands propriétaires terriens qui reprennent pour cela de la force et évidemment la lenteur pour permettre la socialisation généralisée des moyens de production et non la seule nationalisation des usines. Et bien sûr la corruption endémique qui sabote l'économie populaire. La question est comment organiser une critique qui fait avancer la révolution sans nier la rupture d'avec l'ultra-libéralisme qu'a vraiment apporté l'élection de Chávez en 1998. 

 

Et il faut donc rappeler que la couverture médiatique de la crise du sabotage économique orchestré par le camp réactionnaire venezuelien est éminemment déséquilibrée en la défaveur du processus bolivarien alors que par ailleurs aucune chaîne TV occidentale ne déploie sa gorge dans le cas du narco-régime parlementaire du Mexique, de la faillite organisée à Puerto Rico par les banques US qui la contraint à la mise sous tutelle par... les USA, le féminicide récent au Guatemala (43 jeunes filles brûlées vives car ayant dénoncé des abus structurels dans leur foyer d'accueil), le coup d'Etat contre Rousseff au Brésil, et l'existence d'un camp de torture à Cuba : Guantánamo.

 

La diabolisation d'un pays anti-impérialiste et sur la voie du socialisme est malheureusement souvent le premier pas avant la mise au ban internationale aux répercussions populaires catastrophiques (embargo, coup d'Etat soutenu par l'OTAN et donc planification de famines et guerres civiles)... L'armée états-unienne est par ailleurs très proche en ce moment des cotes venezueliennes (ce qu'Evo Morales a dénoncé il y a quelques jours) : le pire sera peut-être à escompter puisque le MUD (opposition) appelle s'en prendre aux bureaux de vote fin juillet pour l'Assemblée constituante et s'est déjà déclaré ouvertement au parlement pour le renversement en 6 mois de Maduro, élu légitimement. 

 

Sur les manipulations autour de la question économique au Venezuela :

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/06/26/huit-mythes-sur-leconomie-venezuelienne/

https://venezuelainfos.wordpress.com/category/histoire-economique/

 

Sur les raisons de la crainte de l'Assemblée constituante :

http://www.investigaction.net/fr/venezuela-lechec-de-washington-a-cancun/

http://www.investigaction.net/fr/lassemblee-constituante-un-visage-nouveau-pour-la-republique-bolivarienne/ 

 

Sur les manipulations médiatiques autour des consultations du 16 juillet dernier : 

https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/07/18/cachez-cette-assemblee-constituante-que-je-ne-saurais-voir-pourquoi-les-medias-censurent-une-election-au-venezuela/

 

Sur les questions afro-indigènes (en anglais) :

https://venezuelanalysis.com/analysis/13000

 

sur les conditions des LGBTI au Venezuela (en anglais) :

https://venezuelanalysis.com/analysis/13125

http://www.telesurtv.net/english/news/Caracas-Pride-The-Intersection-Between-Socialists-and-LGBTIs-20170702-0024.html

Récemment, un couple de lesbiennes s'est vue reconnaître mères légales de leur enfant, l'IDAHO a vu sa date reconnue par l'Assemblée nationale et seule la possibilité de mettre une photo de soi conforme à son genre vécu est pour l'instant possible à l'Etat civil pour les personnes trans'.

L'Eglise catholique a récemment rallié plus officiellement à l'opposition et demandé la non-tenue de l'Assemblée constituante qui prévoit des mesures-clefs en terme d'égalité hommes-femmes, de droits LGBTI et du droit à l'avortement.

 

les exigences du mouvement féministe venezuelien : 

https://venezuelanalysis.com/analysis/12906

 

#HandsOffVenezuela 🇻🇪

Soutien à la révolution populaire au Venezuela !
Soutien à la révolution populaire au Venezuela !

Revue du livre La Révolution au Venezuela. Une histoire populaire, originellement titrée We created Chávez (postée également sur mon Goodreads) :

 

L'objectif de l'auteur George Ciccariello-Maher dans cette histoire populaire des luttes au Venezuela est de décentraliser le chavisme de Chávez lui-même en retournant aux racines insurrectionnelles bolivariennes dès la chute de la dictature en 1958 à laquelle succède une démocratie parlementaire aux seules mains de l'oligarchie raciste et extrêmement brutale (Pacte de Puntofijo) mais invisibilisée par une narration historique qui ne met que l'accent sur la stabilité exemplaire du Venezuela au coeur de l'Amérique du Sud des années 60 à 90.  

 

Pour cet objectif, il retient plusieurs dates-clefs de cristallisation de la colère populaire et des moyens révolutionnaires par lesquels elle a essayé et même finalement triomphé des fascistes et de la bourgeoisie réactionnaire : 1989 = avec la révolte spontanée du Caracazo (qu'il analyse comme le 1er sursaut au monde contre le néo-libéralisme et le prémice de la tentative ratée d'accéder au pouvoir en 1992 par Chávez), 2002 = quand le peuple s'organisa contre le coup d'Etat contre Chávez avec brio jusqu'à 2010 = avec loi sur les communes qui refuse l'enlisement gouvernementaliste du projet bolivarien. 

 

Par une série d'entretiens rares et précieux avec des acteurs et actrices (parfois dans la clandestinité) de cette longue révolution, il interroge les dilemmes stratégiques qui ont marqué les décennies précédant l'arrivée de Chávez au pouvoir : entre les erreurs lourdes du foquismo à la Guevara et Debray dans la topographie et la répartition démographique particulière du pays, la retraite du terrain de l'université bourgeoise par les étudiant-e-s révolutionnaires à la fin des années 80, la difficile mise en place d'un syndicalisme révolutionnaire à même de concurrencer le syndicalisme véreux et allié historique de la bourgeoisie républicaine, l'ouvrage ne cherche jamais à juger les principales et principaux protagonistes d'alors mais de montrer plutôt comment leurs choix ont affecté le cadre de la lutte et l'ont amené à toujours se repenser.

 

Dans le cadre des avancées révolutionnaires permises par le tournant de 1998, il démontre avec talent que c'est bien la pression populaire qui radicalisa et cadra les mandats historiques de Chávez et que cette révolution est bien plus une oeuvre collective qu'individuelle portée par un seul homme providentiel et charismatique. S'il s'est avéré une condition de la réussite collective, il ne fut jamais le prétexte d'une démission populaire car le peuple reste l'acteur principal de la survie d'une révolution bolivarienne réelle et ce, même depuis l'arrivée de Maduro. 

 

Ainsi, Ciccariello-Maher ne se refuse pas à observer l'équilibre parfois tenu par exemple entre le gouvernement et les paysan-ne-s sans terre, qui n'ont eu de cesse de contraindre le gouvernement chaviste à aller plus loin dans sa réforme agraire permise par la Ley de Tierras en 2001 (seule 30% de son contenu est appliqué) puis par la mission Zamora en 2005 contre l'hégémonie des grands propriétaires terriens et les violences de leur riposte. L'auteur n'oublie pas non plus de montrer les limites du marxisme orthodoxe, prêt à dégainer des lectures inadaptées aux réalités venezueliennes comme l'appellation "lumpen" à caractère souvent élitiste et raciste, en réhabilitant les buhoneros comme principaux-les acteur-trice-s des mobilisations spontanées victorieuses contre le coup d'Etat de 2002 mais figures encore "impensé-e-s" de l'analyse de classe en tant que travailleur-se-s informel-le-s.

 

Il ne néglige pas non plus la spécificité des luttes afro-indigènes d'où ressort une nécessaire autonomie face à l'aveuglement à la race même des chavistes blanc-he-s quand l'idéologie du métissage sert encore de déni du racisme systémique persistant. C'est également l'un des points de rupture radicale avec le camp de droite qui ne ne s'embarrasse pas d'une négrophobie ouverte allant jusqu'à l'appel au meurtre contre "les singes".

 

Le cadre de la constitution bolivarienne a également nourri l'espoir d'une véritable prise en compte des femmes en terme de droits humains, économiques et politiques. Mais s'opposent deux tendances principales dans le camp gauchiste féministe : les féministes chavistes et les autonomistes pures. On reproche aux premières d'être inféodées à un gouvernement trop lent sur ses questions et pudibond vis-à-vis du poids de l'Eglise, aux autres de jouer le jeu de l'opposition ou de se caler sur un agenda féministe occidental. Elles ne se rejoignent que sur la conclusion qu'une révolution ne peut qu'être antiraciste et féministe, de même une société féministe et antiraciste ne peut qu'advenir que dans le cadre du dépassement du capitalisme.

 

Sans plus développer ces points ici, j'ai beaucoup apprécié les réflexions autour de la lutte anti-drogue dans les barrios comme point de départ des mouvements de milices populaires, les références constantes des Venezuelien-ne-s à la Commune mais aussi aux cumbes, le portrait rééclairé de Manuela Sáenz (maîtresse de Simón Bolívar et libératrice du Libertador), la mise en place d'un salaire domestique (article 88 de la réforme de la Constitution bolivarienne), l'évolution sémantique politique de "caribe" (issu du peuple Karaïbe), les citations du chanteur révolutionnaire Alí Primera , le choix du dépassement de la seule revendication ouvrière de nationalisation pour l'expropriation et l'autogestion contre un syndicalisme traditionnel corrompu et bourgeois. Le second interlude "tout 11 a son 13" décrypte quant à lui la violence de classe à l'oeuvre à travers les médias venezueliens lors de la tentative ratée de putsch en 1992. Les analyses de Gramsci sur l'hégémonie, du Fanon des Damnés de la terre, de Lénine sur la nature de l'Etat dans la révolution, de Régis Debray sur la lutte armée en Amérique latine sont constamment mises à contribution même si nuancées. 

 

Cet essai d'histoire contemporaine se clôt sur deux problématiques passionnantes, le communalisme et l'armée populaire, caractéristiques de la volonté libertaire venezuelienne de ne pas réifier d'Etat bourgeois et répressif, en multipliant les zones de pouvoir direct populaire, à même de repenser voire légitimer le recours à la violence révolutionnaire d'autodéfense (ou non) pour se séparer progressivement du modèle de monopole de la violence par l'Etat permise par le verticalisme autoritaire propre à l'armée traditionnelle.

 

De même,  le projet bolivarien met un point d'honneur à ne pas reproduire le centralisme bureaucratique en décalage complet avec les réalités paysannes ou celles des barrios de Caracas. L'ouvrage qui succède à We created Chávez de l'auteur, Building the commune : radical democracy in Venezuela, doit certainement permettre de développer encore plus cet aspect fondamental. En espérant que la Fabrique ou une autre maison d'éditions française puisse le traduire également... Pour oim en tout cas hihi.

 

Ciccariello-Maher se permet un mea culpa en postface de l'édition française, sur l'absence remarquable de Chávez dans son livre, ombre mais non-acteur du récit, alors que depuis sa disparition, la révolution bolivarienne est plus que jamais menacée... Le Venezuela est-il d'ores et déjà en mesure de se passer d'un-e leader charismatique pour défendre ses intérêts à l'échelle communale, régionale, nationale et internationale ? Les mal nommé-e-s chavistes (disons les comuneros) répondraient peut-être oui, ce leader existe déjà et il s'appelle el pueblo (à qui est dédié l'ouvrage).

Soutien à la révolution populaire au Venezuela !
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 17:43
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:15

Nos revendications par thématiques :

 

Générales

2017 annexe 1 revendications collectif POU LAGWIYAN DEKOLE

2017 annexe 2 Association LAVI DANBWA

2017 annexe 3 Document d orientation d un pacte de developpement pour la Guyane

2017 annexe 4 projet d'accord relatif à l avenir de la guyane

2017 annexe 5 COLLECTIFS DES EXPROPRIES DE KOUROU

2017 annexe 6 Courrier vers collectif defense guyane 28 mars 2017 sur bord de mer kourou

2017 annexe 7 Appel à la grève du SNUipp et de la FSU Guyane - SNUipp-FSU Guyane

2017 annexe 8 Liste de revendication CITOYENNES CITOYENS DE GUYANE

 

Education & formation

2017 annexe 1 - EDUCATION

2017 annexe 2 - Education SE-UNSA et UNSA-EDUC

2017 annexe 3 - Education petite enfance

2017 annexe 4 - Communiqué steg utg

2017 annexe 5 - Communiqué de presse de la FSU-GUYANE

2017 annexe 6 - Contribution FCPE GUYANE

2017 annexe 7 - Revendications des Lycéens

2017 annexe 8 - Communiqué de presse de SUD éducation Guyane

2017 annexe 9 - 35 proposition pour l'éducation en guyane

2017 annexe 10 Revendication Enseignants Citoyens de l'Ouest

2017 annexe 11 revendications camopi

2017 annexe 12 Revendications Etudiants Debout

2017 annexe 13 Revendications formation continue

2017 annexe 14 Revendications Maripasoula

2017 annexe 15 Communique SNETAA Syndicat National de l'Enseignement Technique Action Autonome

2017 annexe 16 Collectif des amis et partenaires de lécole

 

Energie

2017 annexe 1 Revendications UTG EDF

2017 annexe 2 Congrè de l’énergie de Mars 2007

 

Foncier

2017 annexe 1_PLATE FORME du Pôle Foncier

2017 annexe 2 - FONCIER LATE NOU GANGAN

2017 annexe 3_FONCIER LA SAVANE

 

Santé & Social

2017 annexe 1 SANTE CMCK

2017 annexe 2 - SANTE INTERSYNDICALE DU CHAR

2017 annexe 3 - SANTE CGSS 2017 annexe 4 - SANTE CRSA

2017 annexe 5 - SANTE CHOG

2017 annexe 6 - Collectif famille jeunesse en danger-Revendications

2017 annexe 7 - Plate forme SANTE

2017 annexe 8 - Revendication pour les jeunes en grande difficulte social et professionnelle

2017 annexe 9 - Collectif famille jeunesse en danger-Revendications

2017 annexe 10 - Données Guyane

2017 annexe 11 - Extrait du Rapport de la Cour des Comptes

2017 annexe 12 - Lettre ouverte vdef

2017 annexe 13 - PROGRAMME D ' ACTION SANTE 2017 2017 annexe 14 - Préavis_UTG_SECU

2017 annexe 15 - REVENDICATION SRDT 2017 annexe 16 - ARS_Intersyndicat

2017 annexe 17 - Collectif Praticien CHAR

2017 annexe 18 - Collectif des praticiens

2017 annexe 19 - CHAGAS

 

Sécurité

2017 Annexe 1 - SECURITE

2017 Annexe 2 - U.F.A.P-UNSA GUYANE

2017 Annexe 3 - SNPPS

 

Economie

2017 annexe 0 - Boosters de l'economie - mesures d'urgence

2017 annexe 1 - Boosters Economie

2017 annexe 2 - Boosters Economie

2017 annexe 3 - Boosters filiere agricole V28032107

2017 annexe 4 - Boosters filiere mine

2017 annexe 5 - Boosters filiere peche

2017 annexe 6 - Boosters filiere forestiere

2017 annexe 7 - Boosters secteur auto ecole CNPA

2017 annexe 8 - Boosters filiere electriciens

2017 annexe 9 - Boosters transport urbain interurbain

2017 annexe 10 - Boosters filiere des hoteliers

2017 annexe 11 - Boosters filiere economie sociale solidaire

2017 annexe 12 - Boosters filiere transport marchandise

2017 annexe 13 - Boosters filiere centres de loisirs

2017 annexe 14 - Boosters filiere de l'ouest

2017 annexe 15 - Boosters filiere BTP

2017 annexe 16 - Plan-d'Urgence Economie

2017 annexe 17 - UTPEG_PLATEFORME REVENDICATIVE

2017 annexe 18 - Union des entreprises de l'Ouest Guyanais

2017 annexe 19 - Cahier de revendication SHRCDG 290317

 

Justice

2017 annexe 1 JUSTICE BARREAU DE CAYENNE partie 1

2017 annexe 2 JUSTICE BARREAU DE CAYENNE partie 2

2017 annexe 3 PROPOSITIONS JURIDIQUES ET ECONOMIQUES

2017 annexe 4 CONVENTION UFAP-UNSA

 

Peuples autochones

2017 annexe 1 CCPAB

2017 annexe 2 revendications autochtones mobilisation

 

Communes

2017 annexe 1 APATOU

2017 annexe 2 MARIPASOULA-GRANDSANTI-PAPAICHTON

2017 annexe 3 IRACOUBO

2017 annexe 4 CAMOPI

2017 annexe 5 SINNAMARY

2017 annexe 6 SAINT-GEORGES

2017 annexe 7 SAUL

 

Sport & culture

2017 annexe 1 SPORT

2017 annexe 2 CULTURE

2017 annexe 3 REVENDICATION DJOKAN

2017 annexe 4 CROSGUY

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 15:35
Les Peuples Premiers de Guyane pour leur droit à disposer d'eux-mêmes et de leurs terres !
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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 15:00
HISTORIQUE
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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 12:00

Après le mois du Carnaval, la Guyane est rentrée, à nouveau, dans une période de troubles sociales et politiques locales mais continues, qui tendent aujourd'hui à s'élargir au pays tout entier, dans l'indifférence des médias français, plus occupés par la "porosité de l'électorat de Macron/Hamon/etc" ou par le nouveau false flag du Mossad façon Gladio en Europe nouvel attentat de Daesh raconté par BFM, histoire de ramener Fillon ou Le Pen au top des intentions de vote dans les sondages malgré leurs affaires. 

 

Le tout sous toile de fond de l'ouverture historique (mais gommée par les médias français) du pont reliant Saint-Georges au Brésil, qui a mis plus de 6 ans à voir le jour. Il s'agit d'un business plan pour le commerce avec un pays émergent et une coopération stratégique active militaro-policière en terme de méthodes violentes des flics brésiliens (6 meurtres par jour environ à son crédit) et de lutte contre l'immigration clandestine en Guyane.

 

Sachant que tant pour les rives brésiliennes que françaises, les populations vivent beaucoup de l'économie du fleuve (piroguiers, commerces, pêche, etc). Il faut préciser l'iniquité actuelle des conditions de séjours des Brésilien-ne-s très surveillés et passibles de sanctions en Guyane contrairement aux Françaises, quasiment libres d'aller et venir dans l'Amapa (avec du tourisme sexuel, c'est-à-dire de l'exploitation sexuelle impérialiste à la clef) qui fait parti des régions les plus pauvres du Brésil. 

 

SANTE

En bref, alors que l'on injecte des millions à chaque lancement d'Ariane 5 (3è report du lancement qui était prévu aujourd'hui), le Centre Médico-Chirugical de Kourou, lâché par la Croix Rouge, lui, se voit menacer de fusion avec celui de Cayenne, pas en meilleure situation, ou de transformation en hôpital à but lucratif sous son repreneur potentiel Rainbow Santé. Pour le plus grand "département français", sur un territoire où les communes sont parfois très isolées et mal desservies, c'est une menace directe pour l'intégrité des habitant-e-s de Kourou et de ses alentours. En effet, il n'y a à la base que 2 hôpitaux publics en Guyane, à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni, le CMCK étant un établissement privé de la Croix-Rouge à but non-lucratif. 

 

Plus globalement, c'est l'accès à la santé sur tout le territoire et pour toutes les communautés qui se retrouvent aujourd'hui également en jeu. Les communes de l'intérieur ne disposant que de simples dispensaires, rarement de postes de soignant-e-s permanent-e-s, même face à des enjeux aussi graves que la vague de suicides chez les jeunes amérindien-ne-s ou la toxicomanie lourde et forte prévalence du VIH dans le pays etc.

 

https://blogs.mediapart.fr/adrien-guilleau/blog/200317/la-sante-des-guyanais-sacrifiee-sur-lautel-du-profit

 

Mars 2017 : vers la grève générale en Guyane ?

EDF

L'UTG-Eclairage explique via son secrétaire général qu'aucune discussion avec la direction, qui s'obstine, n'est prévue. Le pompom : on leur demande de venir en métropole pour négocier.

 

La ville entière de Kourou était bloquée hier, ce qui est évidemment impensable en métropole.

 

Il faut savoir que dans tout le pays, les habitant-e-s souffrent de perpétuelles et imprévues coupures de courant : encore mercredi, la commune de Papaïchton, qui se remet à peine des graves inondations récentes des villages adjacents, a été privée durant 6h d'électricité. A Regina, cela a duré 10h, à Saint-Georges entre 7 à 10h.

 

L'UTG invite dès samedi les autres organisations syndicales pour débattre d'un éventuel appel à la grève générale.

 

EDUCATION ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

En ce jeudi, les écoles à Cayenne, Saint-Laurent, Matoury, Kourou, Rémire-Montjoly, Macouria, Iracoubo, Roura, Montsinéry-Tonnégrande, Apatou, Saint-Georges et Awala-Yalimapo sont fermées, le lycée Lama-Prévot aussi. Les cours à l'Université de Guyane sont annulés.

Le STEG-UTG appelle à la grève dès lundi. Il réclame également depuis plusieurs mois la désignation d'un recteur guyanais pour la Guyane. La valse des recteurs métropolitains n'a jamais conduit à trouver des solutions pour la situations catastrophiques de la jeunesse du pays.

Sans les mobilisations historiques de la jeunesse guyanaise dès novembre 1996, il n'y aurait jamais eu d'Académie ni d'Université en Guyane.

Aujourd'hui, les questions d'une cantine scolaire gratuite, généralisée, alimentée par les produits locaux, la question du respect et de la pratique des dizaines de langues parlées au quotidien par les Guyanais-e-s dans le système éducatif et celle de l'adaptation et de l'accessibilité de l'éducation pour les enfants des communes de l'intérieur, en particulier bushinengé et amérindiens sont des enjeux essentiels de l'éducation en Guyane.

Mobilisation en 1996

Mobilisation en 1996

AGRICULTRICE-TEUR-S DE GUYANE :

Les négociations sont au point mort pour les agricultrice-teur-s de Guyane qui ont du coup hier mis en place un marché solidaire sur une partie de la route de Baduel, à la place du marché central de Cayenne. Aucune mesure sérieure ne leur a été en effet proposée, alors qu'ils et elles attendent toujours leurs aides en retard et que la question du Développement Rurale de Guyane reste toujours en suspens...

 

AU-DELA DE LA CRISE, L'AVENIR ECOLOGIQUE ET SOCIAL DES AMERINDIEN-NE-S ET DES BUSHINENGES

 

Mi-mars, 23 associations se mobilisèrent contre le méga projet aurifère "la Montagne d'or" (Collectif des Premières Nations, qui a ensuite été reçue par Ségolène Royal de passage), projet au Nord-Ouest guyanais qui a été décidé sans l'aval des chefs coutumiers locaux, dont la consommation énergétique pourrait atteindre les 20% de la consommation guyanaise ! et bien sûr dévasterait l'équilibre de l'éco-système amazonien unique présent en Guyane.

 

Le discours habituel sur la Guyane limite la question de la souffrance des Amérindien-ne-s à l'impact écologique de l'orpaillage illégal des "méchants Brésiliens et Surinamais cupides". Jamais à l'orpaillage légal, qui pille pourtant les ressources des Bushinengés et des Amérindien-ne-s depuis des siècles, elles-mêmes et eux-mêmes à cheval sur des frontières qu'ils et elles subissent depuis la colonisation, détruisent leur lieu de vie et déstabilisent leur économie et vie sociale.

 

Tout comme le projet pétrolier off-shore en Guyane, décidé à Paris unilatéralement et en minimisant l'impact écologique, ce projet est vendu comme une opportunité d'emplois pour les Guyanais-e-s, refrain usé depuis longtemps, là où le chômage dépasse les 22% de la population active et où les métropolitain-e-s raflent les bons postes.

 

ACTUELLEMENT

Il y a des barrages à l'entrée de plusieurs villes : Ile de Cayenne, Roura, Macouria, Iracoubo, Saint-Laurent-du-Maroni. A Cayenne, Matoury, Saint-Georges et à St-Laurent, les mairies sont fermées. Et, à Cayenne, le Mouvement des 500 frères contre la délinquance et l'insécurité a débrayé les boutiques afin de fermer en solidarité avec le mouvement social global et la détérioration du climat social, ce qui a été largement suivi.

 

On sait qu'il y a eu un envoi de renfort de gendarmerie en début de semaine, sous prétexte de lutte contre les voyous alors même que la situation sociale dégénère, que la France cherche à tout prix à protéger ses intérêts financiers avec le centre spatial, quitte à gazer les Guyanais-e-s au passage... C'est l'une des dernières insultes qui ont mis le feu au poudre ici.

 

Les Guyanais-e-s solidaires sont de noir vêtu-e-s.

 

ET VIVE LA GREVE GENERALE DU PEUPLE GUYANAIS !

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 06:40
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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 00:35
Ken Saro-Wiwa pendu un 10 novembre par Shell

A lire absolument : SOZABOY Pétit minitaire !

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 20:42

Plus de musiques ghanéennes célèbrant l'indépendance : http://www.franceculture.fr/emission-culture-musique-afrique-la-musique-des-independances-le-ghana-ouvre-le-bal-14-2015-09-21

Ghana : We will be jolly, merry and gay the 6th of March, Independence Day !
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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 07:00

Pour l'Imam Hussein, fils d'Ali ibn abu Talib et de Fatima az-Zahra, frère d'al-Hassan, 'aleyhoum as-salam, assassiné le 10 du mois de Mouharram, en ce jour d'Ashûra, jour tout d'abord de la libération du peuple de Musa, 'aleyi as-salam, de l'esclavage de Pharaon.

 

Kerbala était une révolution contre l'oppression sociale, l'hypocrisie religieuse et l'oligarchie mecquoise pré-islamique.

 

La reconnaissance d'Ahl al-bayt comme modèle n'est pas un honneur des seuls Chiites mais d'Ahl as-Sunna wa Jamaa également. L'imam ach-Chaféi, rahmatullah 'aleiyi, disait : "Si aimer le Prophète et sa famille c’est être un chiite, alors je suis le premier des chiites".

Hadith al-Thaqalayn complet : « Je suis sur le point d'être rappelé (par Allah) et de répondre (à ce rappel). "Je vous laisse les Thaqalayn (les deux Poids) : le Livre d'Allãh et ma Famille, les Gens de ma Maison". Celui Qui est Doux (Allah) m'a informé qu'ils ne se sépareront pas jusqu'à ce qu'ils reviennent vers moi près du Bassin (jusqu'au Jour du Jugement). Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » Musnad Ahmad ibn Hanbal

Hadith al-Thaqalayn complet : « Je suis sur le point d'être rappelé (par Allah) et de répondre (à ce rappel). "Je vous laisse les Thaqalayn (les deux Poids) : le Livre d'Allãh et ma Famille, les Gens de ma Maison". Celui Qui est Doux (Allah) m'a informé qu'ils ne se sépareront pas jusqu'à ce qu'ils reviennent vers moi près du Bassin (jusqu'au Jour du Jugement). Regardez donc bien comment vous les traiterez après moi. » Musnad Ahmad ibn Hanbal

Seuls les yankees et les sionistes ont intérêt à la haine entre chiites et sunnites, de bon voisinage pendant près de mille ans, dans les mêmes pays, dans les mêmes quartiers, au Hajj, dans l'interdiction des attaques et des insultes, avant l'impérialisme militaire et mental au Moyen-Orient et dans l'Océan indien...

 

Comme l'a déclaré un porte-parole du Jihad Islamique Palestinien : "L'Iran remplit son devoir religieux et moral en soutenant Gaza (dans l'approvisionnement en armes)". Al-Quds ne sera pas libérée par le takfirisme mais par l'union des muslimin, fi sabil Ilah al-hakîm, par observance d'as-Sunna, par le modèle d'Ahl al-bayt dans le combat contre l'injustice. 

Que vos jours de siyyâm pour Achoura soient facilités et acceptés!

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