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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 07:15

Nos revendications par thématiques :

 

Générales

2017 annexe 1 revendications collectif POU LAGWIYAN DEKOLE

2017 annexe 2 Association LAVI DANBWA

2017 annexe 3 Document d orientation d un pacte de developpement pour la Guyane

2017 annexe 4 projet d'accord relatif à l avenir de la guyane

2017 annexe 5 COLLECTIFS DES EXPROPRIES DE KOUROU

2017 annexe 6 Courrier vers collectif defense guyane 28 mars 2017 sur bord de mer kourou

2017 annexe 7 Appel à la grève du SNUipp et de la FSU Guyane - SNUipp-FSU Guyane

2017 annexe 8 Liste de revendication CITOYENNES CITOYENS DE GUYANE

 

Education & formation

2017 annexe 1 - EDUCATION

2017 annexe 2 - Education SE-UNSA et UNSA-EDUC

2017 annexe 3 - Education petite enfance

2017 annexe 4 - Communiqué steg utg

2017 annexe 5 - Communiqué de presse de la FSU-GUYANE

2017 annexe 6 - Contribution FCPE GUYANE

2017 annexe 7 - Revendications des Lycéens

2017 annexe 8 - Communiqué de presse de SUD éducation Guyane

2017 annexe 9 - 35 proposition pour l'éducation en guyane

2017 annexe 10 Revendication Enseignants Citoyens de l'Ouest

2017 annexe 11 revendications camopi

2017 annexe 12 Revendications Etudiants Debout

2017 annexe 13 Revendications formation continue

2017 annexe 14 Revendications Maripasoula

2017 annexe 15 Communique SNETAA Syndicat National de l'Enseignement Technique Action Autonome

2017 annexe 16 Collectif des amis et partenaires de lécole

 

Energie

2017 annexe 1 Revendications UTG EDF

2017 annexe 2 Congrè de l’énergie de Mars 2007

 

Foncier

2017 annexe 1_PLATE FORME du Pôle Foncier

2017 annexe 2 - FONCIER LATE NOU GANGAN

2017 annexe 3_FONCIER LA SAVANE

 

Santé & Social

2017 annexe 1 SANTE CMCK

2017 annexe 2 - SANTE INTERSYNDICALE DU CHAR

2017 annexe 3 - SANTE CGSS 2017 annexe 4 - SANTE CRSA

2017 annexe 5 - SANTE CHOG

2017 annexe 6 - Collectif famille jeunesse en danger-Revendications

2017 annexe 7 - Plate forme SANTE

2017 annexe 8 - Revendication pour les jeunes en grande difficulte social et professionnelle

2017 annexe 9 - Collectif famille jeunesse en danger-Revendications

2017 annexe 10 - Données Guyane

2017 annexe 11 - Extrait du Rapport de la Cour des Comptes

2017 annexe 12 - Lettre ouverte vdef

2017 annexe 13 - PROGRAMME D ' ACTION SANTE 2017 2017 annexe 14 - Préavis_UTG_SECU

2017 annexe 15 - REVENDICATION SRDT 2017 annexe 16 - ARS_Intersyndicat

2017 annexe 17 - Collectif Praticien CHAR

2017 annexe 18 - Collectif des praticiens

2017 annexe 19 - CHAGAS

 

Sécurité

2017 Annexe 1 - SECURITE

2017 Annexe 2 - U.F.A.P-UNSA GUYANE

2017 Annexe 3 - SNPPS

 

Economie

2017 annexe 0 - Boosters de l'economie - mesures d'urgence

2017 annexe 1 - Boosters Economie

2017 annexe 2 - Boosters Economie

2017 annexe 3 - Boosters filiere agricole V28032107

2017 annexe 4 - Boosters filiere mine

2017 annexe 5 - Boosters filiere peche

2017 annexe 6 - Boosters filiere forestiere

2017 annexe 7 - Boosters secteur auto ecole CNPA

2017 annexe 8 - Boosters filiere electriciens

2017 annexe 9 - Boosters transport urbain interurbain

2017 annexe 10 - Boosters filiere des hoteliers

2017 annexe 11 - Boosters filiere economie sociale solidaire

2017 annexe 12 - Boosters filiere transport marchandise

2017 annexe 13 - Boosters filiere centres de loisirs

2017 annexe 14 - Boosters filiere de l'ouest

2017 annexe 15 - Boosters filiere BTP

2017 annexe 16 - Plan-d'Urgence Economie

2017 annexe 17 - UTPEG_PLATEFORME REVENDICATIVE

2017 annexe 18 - Union des entreprises de l'Ouest Guyanais

2017 annexe 19 - Cahier de revendication SHRCDG 290317

 

Justice

2017 annexe 1 JUSTICE BARREAU DE CAYENNE partie 1

2017 annexe 2 JUSTICE BARREAU DE CAYENNE partie 2

2017 annexe 3 PROPOSITIONS JURIDIQUES ET ECONOMIQUES

2017 annexe 4 CONVENTION UFAP-UNSA

 

Peuples autochones

2017 annexe 1 CCPAB

2017 annexe 2 revendications autochtones mobilisation

 

Communes

2017 annexe 1 APATOU

2017 annexe 2 MARIPASOULA-GRANDSANTI-PAPAICHTON

2017 annexe 3 IRACOUBO

2017 annexe 4 CAMOPI

2017 annexe 5 SINNAMARY

2017 annexe 6 SAINT-GEORGES

2017 annexe 7 SAUL

 

Sport & culture

2017 annexe 1 SPORT

2017 annexe 2 CULTURE

2017 annexe 3 REVENDICATION DJOKAN

2017 annexe 4 CROSGUY

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 12:00

Après le mois du Carnaval, la Guyane est rentrée, à nouveau, dans une période de troubles sociales et politiques locales mais continues, qui tendent aujourd'hui à s'élargir au pays tout entier, dans l'indifférence des médias français, plus occupés par la "porosité de l'électorat de Macron/Hamon/etc" ou par le nouveau false flag du Mossad façon Gladio en Europe nouvel attentat de Daesh raconté par BFM, histoire de ramener Fillon ou Le Pen au top des intentions de vote dans les sondages malgré leurs affaires. 

 

Le tout sous toile de fond de l'ouverture historique (mais gommée par les médias français) du pont reliant Saint-Georges au Brésil, qui a mis plus de 6 ans à voir le jour. Il s'agit d'un business plan pour le commerce avec un pays émergent et une coopération stratégique active militaro-policière en terme de méthodes violentes des flics brésiliens (6 meurtres par jour environ à son crédit) et de lutte contre l'immigration clandestine en Guyane.

 

Sachant que tant pour les rives brésiliennes que françaises, les populations vivent beaucoup de l'économie du fleuve (piroguiers, commerces, pêche, etc). Il faut préciser l'iniquité actuelle des conditions de séjours des Brésilien-ne-s très surveillés et passibles de sanctions en Guyane contrairement aux Françaises, quasiment libres d'aller et venir dans l'Amapa (avec du tourisme sexuel, c'est-à-dire de l'exploitation sexuelle impérialiste à la clef) qui fait parti des régions les plus pauvres du Brésil. 

 

SANTE

En bref, alors que l'on injecte des millions à chaque lancement d'Ariane 5 (3è report du lancement qui était prévu aujourd'hui), le Centre Médico-Chirugical de Kourou, lâché par la Croix Rouge, lui, se voit menacer de fusion avec celui de Cayenne, pas en meilleure situation, ou de transformation en hôpital à but lucratif sous son repreneur potentiel Rainbow Santé. Pour le plus grand "département français", sur un territoire où les communes sont parfois très isolées et mal desservies, c'est une menace directe pour l'intégrité des habitant-e-s de Kourou et de ses alentours. En effet, il n'y a à la base que 2 hôpitaux publics en Guyane, à Cayenne et à Saint-Laurent-du-Maroni, le CMCK étant un établissement privé de la Croix-Rouge à but non-lucratif. 

 

Plus globalement, c'est l'accès à la santé sur tout le territoire et pour toutes les communautés qui se retrouvent aujourd'hui également en jeu. Les communes de l'intérieur ne disposant que de simples dispensaires, rarement de postes de soignant-e-s permanent-e-s, même face à des enjeux aussi graves que la vague de suicides chez les jeunes amérindien-ne-s ou la toxicomanie lourde et forte prévalence du VIH dans le pays etc.

 

https://blogs.mediapart.fr/adrien-guilleau/blog/200317/la-sante-des-guyanais-sacrifiee-sur-lautel-du-profit

 

Mars 2017 : vers la grève générale en Guyane ?

EDF

L'UTG-Eclairage explique via son secrétaire général qu'aucune discussion avec la direction, qui s'obstine, n'est prévue. Le pompom : on leur demande de venir en métropole pour négocier.

 

La ville entière de Kourou était bloquée hier, ce qui est évidemment impensable en métropole.

 

Il faut savoir que dans tout le pays, les habitant-e-s souffrent de perpétuelles et imprévues coupures de courant : encore mercredi, la commune de Papaïchton, qui se remet à peine des graves inondations récentes des villages adjacents, a été privée durant 6h d'électricité. A Regina, cela a duré 10h, à Saint-Georges entre 7 à 10h.

 

L'UTG invite dès samedi les autres organisations syndicales pour débattre d'un éventuel appel à la grève générale.

 

EDUCATION ET ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

En ce jeudi, les écoles à Cayenne, Saint-Laurent, Matoury, Kourou, Rémire-Montjoly, Macouria, Iracoubo, Roura, Montsinéry-Tonnégrande, Apatou, Saint-Georges et Awala-Yalimapo sont fermées, le lycée Lama-Prévot aussi. Les cours à l'Université de Guyane sont annulés.

Le STEG-UTG appelle à la grève dès lundi. Il réclame également depuis plusieurs mois la désignation d'un recteur guyanais pour la Guyane. La valse des recteurs métropolitains n'a jamais conduit à trouver des solutions pour la situations catastrophiques de la jeunesse du pays.

Sans les mobilisations historiques de la jeunesse guyanaise dès novembre 1996, il n'y aurait jamais eu d'Académie ni d'Université en Guyane.

Aujourd'hui, les questions d'une cantine scolaire gratuite, généralisée, alimentée par les produits locaux, la question du respect et de la pratique des dizaines de langues parlées au quotidien par les Guyanais-e-s dans le système éducatif et celle de l'adaptation et de l'accessibilité de l'éducation pour les enfants des communes de l'intérieur, en particulier bushinengé et amérindiens sont des enjeux essentiels de l'éducation en Guyane.

Mobilisation en 1996

Mobilisation en 1996

AGRICULTRICE-TEUR-S DE GUYANE :

Les négociations sont au point mort pour les agricultrice-teur-s de Guyane qui ont du coup hier mis en place un marché solidaire sur une partie de la route de Baduel, à la place du marché central de Cayenne. Aucune mesure sérieure ne leur a été en effet proposée, alors qu'ils et elles attendent toujours leurs aides en retard et que la question du Développement Rurale de Guyane reste toujours en suspens...

 

AU-DELA DE LA CRISE, L'AVENIR ECOLOGIQUE ET SOCIAL DES AMERINDIEN-NE-S ET DES BUSHINENGES

 

Mi-mars, 23 associations se mobilisèrent contre le méga projet aurifère "la Montagne d'or" (Collectif des Premières Nations, qui a ensuite été reçue par Ségolène Royal de passage), projet au Nord-Ouest guyanais qui a été décidé sans l'aval des chefs coutumiers locaux, dont la consommation énergétique pourrait atteindre les 20% de la consommation guyanaise ! et bien sûr dévasterait l'équilibre de l'éco-système amazonien unique présent en Guyane.

 

Le discours habituel sur la Guyane limite la question de la souffrance des Amérindien-ne-s à l'impact écologique de l'orpaillage illégal des "méchants Brésiliens et Surinamais cupides". Jamais à l'orpaillage légal, qui pille pourtant les ressources des Bushinengés et des Amérindien-ne-s depuis des siècles, elles-mêmes et eux-mêmes à cheval sur des frontières qu'ils et elles subissent depuis la colonisation, détruisent leur lieu de vie et déstabilisent leur économie et vie sociale.

 

Tout comme le projet pétrolier off-shore en Guyane, décidé à Paris unilatéralement et en minimisant l'impact écologique, ce projet est vendu comme une opportunité d'emplois pour les Guyanais-e-s, refrain usé depuis longtemps, là où le chômage dépasse les 22% de la population active et où les métropolitain-e-s raflent les bons postes.

 

ACTUELLEMENT

Il y a des barrages à l'entrée de plusieurs villes : Ile de Cayenne, Roura, Macouria, Iracoubo, Saint-Laurent-du-Maroni. A Cayenne, Matoury, Saint-Georges et à St-Laurent, les mairies sont fermées. Et, à Cayenne, le Mouvement des 500 frères contre la délinquance et l'insécurité a débrayé les boutiques afin de fermer en solidarité avec le mouvement social global et la détérioration du climat social, ce qui a été largement suivi.

 

On sait qu'il y a eu un envoi de renfort de gendarmerie en début de semaine, sous prétexte de lutte contre les voyous alors même que la situation sociale dégénère, que la France cherche à tout prix à protéger ses intérêts financiers avec le centre spatial, quitte à gazer les Guyanais-e-s au passage... C'est l'une des dernières insultes qui ont mis le feu au poudre ici.

 

Les Guyanais-e-s solidaires sont de noir vêtu-e-s.

 

ET VIVE LA GREVE GENERALE DU PEUPLE GUYANAIS !

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 11:36
Trans' : soutien juridique gratuit sur Paris

A lire ici : https://www.facebook.com/soutienjuridique/?ref=hl

"

Si vous avez de problèmes pour l'obtention de votre changement d’état civil, si vous rencontrez de difficultés avec votre employeur ou dans votre recherche d'emploi.
Acceptess-T en collaboration avec Maître Magaly LHotel, met à disposition des personnes trans précaires ou a faibles revenus, une orientation juridique en droit civil et en droit du travail.


C'est une permanence par mois, le samedi de 10H30 a 12H30 avec une demi heure par RDV.


Pour vous inscrire, envoyez un mail à l'adresse juridique.acceptess-t@hotmail.com


Les permanences suivantes auront lieu:


samedi 2 avril
samedi 7 mai
samedi 4 juin

"

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Published by Vincent Fortune - dans Trans' Travail santé A venir !
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7 janvier 2016 4 07 /01 /janvier /2016 16:30

[je me permets de relayer ce communiqué, que vous retrouverez aussi ici :

https://www.facebook.com/Comit%C3%A9-de-soutien-des-Migrants-de-la-Chapelle-383876428489763/

N'hésitez pas à vous-même le relayer cette mobilisation !

Communiqué des réfugiés du centre du Loiret près de la station de Bibliothèque François Mitterrand :

Nous les réfugiés du entre du Loiret souffrons de plusieurs comportements, pratiques, et manques :

1) De la discrimination raciale à notre endroit.

2) De la lenteur des procédures administratives.

3) Du manque d'attention à notre état de santé et à nos conditions sanitaires.

4) Du manque d'eau potable hors de la cantine et du fait qu'il ne soit pas possible d'accéder à cette salle en dehors des heures de repas.

5) Du fait que beaucoup des repas qui nous sont servis comportent des aliments périmés .

6) Du fait que l' on accède et que l'on inspecte nos chambres sans nous en avertir

7) Du fait que l 'on jette nos repas et que le directeur nous expulse de la cantine.

8) Du manque de temps pour manger, puisque nous devons en 20 minutes nous servir et manger.

9) Du fait d'avoir été insulté par certains membres du personnel, que notre discussion avec le directeur n'a pas permis de régler le problème.

10) Du manque de tickets de métro

11) Du fait que nombre d'entre nous ont été expulsé et que la direction expulse tout ceux qui se plaignent.

Nous sommes allés à la mairie qui nous a dit de nous tourner vers le gestionnaire du centre pour régler ces problèmes.

On nous avait promis une entrevue avec le directeur, qui a refusé de nous rencontrer.

C'est pour cette raison que nous avons décidé d'une grève dans le centre.

La situation de blocage actuelle est due au refus du dialogue à laquelle nous faisons face.

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27 novembre 2015 5 27 /11 /novembre /2015 20:02

Quelques affiches de la lutte historique contre le SIDA face à la déresponsabilisation des Etats, à la prédation des firmes pharmaceutiques, à l'invisibilisation des femmes, des trans', des migrantEs, des Antilles-Guyanes, des travailleuses du sexe dans l'épidémie, à l'incarcération des séropos et malades du SIDA, à l'indécence des moyens affectés à la prévention et aux recherches, aux millions de mortEs...

1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
1er décembre : Journée mondiale contre le SIDA, encore et toujours, SILENCE = MORT
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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:56
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin

Le site d'Intersectionnalité TMTC : http://itmtc.org/

 

Le site d'Assiégé-e-s : http://www.xn--assig-e-s-e4ab.com/

 

Le blog Equimauves de Po B. K. Lomami : https://equimauves.wordpress.com/​

A SAINT-DENIS LE DIMANCHE 14 JUIN 2015 

Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin

A SAINT-GILLES LE DIMANCHE 28 JUIN 2015 

Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 23:18
Parole d'une femme trans' incarcérée à Caen dans une prison pour hommes

Je fais part ici d'un article de Numéro Zéro qui a récemment mis en ligne le podcast de l'émission "Papillon" du 20 novembre dernier, à l'origine enregistrée pour Fréquence Paris Plurielle en avril 2014. Chloé était interviewée sur ses conditions de détention en tant que femme trans' dans une prison d'hommes en France. Elle évoque ainsi entre autre :

- la question de l'impossibilité de se voir transférer chez les femmes - et ce malgré l'existence d'une déclaration contraire de la Cour Européenne des Droits de l'Homme

- l'irresponsabilité médicale du personnel soignant envers les traitements non seulement d'hormonothérapie, les opérations chirurgicales de transition mais aussi les douleurs du quotidien et les affections graves

- les exactions diverses des matons et de la direction des prisons, soumettant totalement les prisonnier-e-s à l'arbitraire

- sa force de résistance franchement incroyable face à un système maltraitant, injuste et ultra-violent

A écouter d'urgence car ça reste malheureusement trop rare les infos sur les meufs trans' en prison ailleurs qu'aux States ou avant qu'il ne soit trop tard... Et là, je pense au sort ignoble de Nathalie il y a déjà deux ans aussi à Caen : http://www.actupparis.org/spip.php?article5033

Son interview intervient aux 40 premières minutes de l'émission.

PS : Ban Public évoquait déjà en 2012 les violences quotidiennes et structurelles dont Chloé était victime :

http://prison.eu.org/spip.php?article13938

et merci à Gaël pour l'info.

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30 décembre 2013 1 30 /12 /décembre /2013 23:19
Santé ankylosante

Il y a près de 3 ans, j'ai commencé à m'plaindre de douleurs articulaires aux niveaux des coudes, des douleurs vives et même des restrictions pour les bouger ou pour soulever des objets pas spécialement lourds.

A l'époque, j'avais vu un médecin de la fac de Nanterre qui trouvait ça limite risible mais m'envoya quand même chez une rhumato du Centre Médical Europe à Paris. Ce lieux, j'ai dû y passer plus de temps qu'chez ma mère ces dernières années, hihi.

La rhumato d'là-bas, plus avertie, m'a mis en confiance et m'a envoyé faire une série de tests. J'ai tout eu : sang bien sûr, bilan oculaire, radio, urine, etc... Avec les résultats, elle soutient qu'il pourrait s'agir d'un lupus. Elle souhaite l'expertise d'un confrère en parallèle, à Bichat, pour éclaircir cette thèse et mon cas plus généralement.

Un cycle commence, composé d'angoisse sur ce qu'il m'arrive et de prises de sang tous les 3mois. Tous les 3 mois, c'est le rythme aussi où je vois cette rhumato du CME, histoire de voir dans quel état je suis avec le début d'une médicamentation continue (qui joue beaucoup sur ma décision de prendre ou non d'la T, perçue dès lors comme traitement supplémentaire) et, à long terme lourde pour mes organes : des anti-inflammatoires en gros dosage accompagnés d'un protecteur gastrique (mon ordonnance ne permet jamais d'en avoir assez). Tous les 6 mois par contre, je vais voir l'autre rhumato de Bichat, plus solennel (il enregistre toutes ses constations sur bande cassette), agréable mais moins disponible. il ne répond à aucun mail bien qu'il me l'ait donné en cas d'urgence...

C'est lui qui a très vite, au vu de mes examens sanguins (10 tubes minimum par prise de sang en général), écarté l'idée d'un lupus. Mais les causes de mes douleurs articulaires n'en sont pas moins obscures. Mon père, ma grande-mère maternelle, et la plupart d'ma famille paternelle guyanaise sont mort-e-s de cancer et, plus proche de moi, il y a aussi une hyperthyroïdie, en plus d'un sale antécédent arthritique à l'âge de 2 ans. Mais ce sont mes symptômes actuels qu'il prend surtout en considération : douleurs, faiblesse musculaire, raideur. Le terme qu'il apposera sur mon dossier sera finalement celui de "spondylarthrite antkylosante", une maladie rhumatismale inflammatoire qui provoque une dégénérescence articulaire liée à un antigène HLA-B27 que j'portais et que j'développais en cette année 2010.

J'ai mis plusieurs années avant d'retenir ce nom de "spondylarthrite ankylosante", j'étais pas non plus angoissé après qu'un nom définitif ait été imposé sur mon état de santé. Et, à ce moment-là, j'avais encore la plupart de mes capacités. Grâce à Dieu, j'n'ai pas la forme la plus sévère qui atteint la colonne vertébrale. Le statut de travailleur handicapé peut aussi être reconnu dans certains cas.

Pendant près d'un an, je suis ce rythme devenu machinal pour moi d'aller voir des professionnels de la santé quasiment 4 fois par mois (labo d'analyses médicales, rhumato x 2, examens quelconques en rapport), en observant plus ou moins bien mon traitement journalier à base exclusivement d'anti-inflammatoires, le tout 100% remboursé par la Sécu en tant qu' "affection de longue durée". Mes études et ma vie alors (j'venais dégoter un boulot stable et un appart en cité U) se conjuguaient très bien avec. Je faisais pas mal de sport (boxe anglaise, muscu et cardio aux centres sportifs de Nanterre), j'voyais pas mal de gens et j'pouvais sortir pas mal sur Paname. J'entamais aussi des démarches pour commencer ma transition.

Eté 2011, j'ai commencé à ressentir une grosse douleur au genou droit, qui a commencé à m'faire boîter, à m'empêcher de sortir du lit superposé d'ma studette. Il avait enflé le double du genou gauche. j'boîte jusqu'aux urgences de Nanterre mais ce ne sont pas leur spécialité, il m'renvoie chez un doc de Nanterre privé pas du tout attentif. J'dois patienter jusqu'au lendemain, retourner sur Paris chez ma rhumato pour la retrouver en urgence, malgré toute la difficulté du déplacement hors banlieue, sans caisse évidemment.

Au collège, j'regardais Urgences, pour Dr Carter & Dr Benton évidemment! J'pensais qu'les ponctions n'étaient que lombaires et réservés à d'autres que oim. J'ai compris mon erreur en voyant la taille et la pénétration de l'aiguille. La spondylarthrite ankylosante fait parti des maladies auto-immunes : mon système immunitaire est en suractivité et mes genoux par exemple produisent du liquide bloquant leur coulissement. La ponction permettait donc d'enlever ce trop plein d'liquide à coup de pchouit pchouit sur mon genou. Liquide jaunâtre et visqueux qu'j'devais ensuite faire analyser.

Mon genou s'est mis à très bien refonctionner, mes coudes me relançaient un peu et une opération double (les deux coudes) se préparaient en mars 2012. Mais là c'était la rentrée 2011, j'venais d'emménager en banlieue chez un mec inscrit sur Effigies raciste (monsieur baise avec des "bougnoules" parce qu'il n'arrive pas à trouver "mieux") et transphobe (il a suivi une femme trans pour voir si elle se ferait casser la gueule dans le 18è). Rentrer à la maison était particulièrement stressant et, à côté de ça, mes cours étaient au centre de Paris avec une connasse nombriliste qui m'utilisait comme un iench, mon boulot ne me proposait aucune minute de pause pour 3h minimum d'heures supp par semaine, sans week-end complet et j'commençais le permis moto, mon rêve depuis qu'j'ai 14 ans.

Par crainte de m'apitoyer et pour pas m'donner des excuses par virilisme, j'taisais à l'auto-moto-école mes douleurs articulaires, principalement aux coudes à c'moment-là, en hiver en plus saison détestable pour les rhumatismes. Alors j'passais pour maladroit sans piper. Il m'en aura fallu beaucoup de temps, donc beaucoup d'argent alors pour arriver au permis mais j'ai jamais rien dit aux moniteurs machos sur le pourquoi. J'ai même choisi de concilier le jour de l'infiltration à hexatrione (qui s'engage dans tout l'corps comme un venin bien douloureux) dans les deux coudes, avec la programmation d'l'exam plateau de moto.

Printemps 2012, j'en étais arrivé à la meilleure période de santé depuis la découverte de ma maladie. Elle me semblait presque du passé, même si je savais que j'pourrais pas m'en défaire de la vie. Mes coudes ne m'relançaient plus, j'me contentais d'prendre mes médocs régulièrement sans autre souci articulaire donc j'n'avais pas de contrainte physique lourde. Et puis, j'avais mon premier appart en location (hors cité u), mon permis moto en poche, mes études d'arabe m'épanouissaient grave et, après 2 mois de chômage stressant, j'avais retrouvé des boulots sympas : prof à domicile et libraire en musée. Chaque opération articulaire que j'avais subie auparavant, que ce soit des coudes à l'hôpital ou du genou dans un simple cabinet d'rhumato, où on m'faisait une infiltration (injection de corticoïde puissant type hexatrione) en plus d'une ponction (sortie du liquide ankylosant), me garantissait une bonne santé articulaire sur plus d'un an ou deux.

En juillet 2012, j'apprends que ma candidature, lancée sans même espoir d'aboutir, pour une bourse d'apprentissage intensif de l'arabe et du dialecte égyptien, m'envoie dès octobre au Caire ! Mon médecin me prescrit des doses d'anti-inflammatoires pour 6 mois, retirables d'un coup. 6 mois seulement donc : même en cas de traitement, pris en charge à 100%, tu dois te débrouiller pour revenir dans 6 mois si tu veux suivre ton traitement parfois vital. Autre point relou, tu dois faire valider cette ordonnance par ta mutuelle avant de pouvoir les récupérer ! Attente de 3 semaines minimum (selon la lenteur de ta mutuelle) sans tes précieux médocs au quotidien (si t'en as plus d'côté) et dans l'angoisse de ne pas les avoir avant ton départ du tout. M'y étant pris à l'avance, j'les ai eus 3 semaines avant mon départ. Mon rhumato de Bichat m'avait promis que l'air chaud et sec égyptien ne pourrait que m'faire du bien.

J'ai pas été déçu, même l'hiver les températures sont pas descendues en dessous de 15. J'pouvais me permettre d'manquer mes prises de médocs quotidiennes sans bader puisque quasiment jamais je ne ressentais de douleurs articulaires. On a même commencé à faire des matchs de foot réguliers, assez longs et intenses sous les ponts du Caire entre copains italiens et égyptiens. Ca m'fatiguait que musculairement vu qu'j'avais drastiquement arrêté l'sport depuis mon inscription en arabe à la fac de la Sorbonne, fac qui ne proposait alors que des sports à la con de riche (tennis, escrime, golf...). Aller prendre l'air à Bur-Saïd, sur la facade méditerrannéenne, où contrairement au Caire y'avait du vent et d'la fraîcheur, n'avait pas du tout de contrepartie négative pour mes articulations non plus. 10 mois où j'avais presque oublié qu'j'avais cette condition.

Je stressais d'rentrer en France en juillet 2013 mais surtout par rapport à la recherche de taf vu qu'j'abandonnais totalement les études (donc la bourse, la mutuelle étudiante, le pass navigo remboursé à 50% par le 9-4 etc...), j'avais plus d'appart, plus envie d'rester à Paris en général. Après 15 jours seulement de retour en France, mon genou droit s'est mis à bugger et à gonfler. J'me dis, c'est le hasard, une p'tite ponction dans le cabinet d'ma rhumato et puis c'est bon. Sauf que chaque ponction est un petit supplice, accru si on m'injecte ensuite un produit censé me requinquer (un corticoïde type Altim). J'me suis aperçu récemment que c'est c'quon faisait parfois aux sportifs de haut niveau, histoire de masquer leurs douleurs jusqu'à ce leur corps lâche de façon impressionnante (genre Ronaldo, le Brésilien) autour de la trentaine. Ajoutez à ça tout un tas de problèmes personnels sentimentaux, financiers et administratifs, ma santé sentait bon la loose à peine le cul posé en France. Je sortais certes des 35 à 40° quotidiens du Caire depuis le mois d'avril mais j'revenais en région parisienne en plein été quand même ! Deux p'tits week-end en Bretagne fin juillet ont permis d'me détendre un peu mais dès mon retour à la recherche intensive d'emploi et de constitution de dossier RSA en août, mon genou s'est à nouveau engourdi. Une 2nde ponction puis quelques semaines ensuite une 3ème ! 3 ponctions en un mois et demi ont donc rythmé mon été parisien où j'alternais difficilement entre le logement en banlieue chez ma mère ou ma copine (1/2 heure de voiture pour 1h30 de RER sachant que j'n'ai toujours pas de véhicule), vu que sans boulot me dégoter un appart est impossible.

Concrètement, chaque crise articulaire, en l'occurrence cet été, chaque inflammation importante du genou droit, signifie signifie boîter sévère, ne plus pouvoir plier la jambe y compris assis ou en prenant les escaliers, ne plus courir, mettre le double du temps pour parvenir à un point. Ces problèmes ne font pas d'moi une exception et beaucoup sont partagés par des personnes âgées et/ou handicapées, malades, de forte corpulence, par des personnes manipulant des poussettes ou des charges lourdes de travail : se faire bousculer aux heures de pointe, se faire mal considéré-e car son corps oblige à prendre telle place plutôt qu'une autre, être pris-e pour un con-ne par la prétendue accessibilité des moyens de transport et des bâtiments publics, etc.

A la troisième ponction en septembre, la troisième depuis mon retour, ma rhumato me dit que quand même une opération visant le rétablissement sur la longue durée serait préférable. Effectivement plutôt utile vu qu'à chaque gonflement et raidissement handicapant du mois d'août j'avais dû solliciter en urgence, quasiment en suppliant qu'on puisse me prendre en charge entre deux patient-e-s pour une ponction dégonflant mon genou (sachant qu'un RDV aurait pris 1 mois et que les urgences ne m'auraient pas opéré). J'accepte immédiatement l'idée d'ma rhumato d'une opé plus en profondeur à la suite de la 3è ponction : l'opération sera semblable à celle des 2 coudes qui avaient bien fonctionné l'an dernier. la chance est avec moi et au lieu d'attendre 1 mois et demi avec la crainte d'un nouveau gonflement entre temps, une place se libère 5 jours après à l'hôpital Saint-Antoine.

C'est déjà chez eux avec la même équipe de radiologue, chirurgien et infirmièr-e que j'avais déjà été opéré des coudes l'an passé. du coup, je retrouve le fanfaron de l'équipe et ses blagues de CM1. Comme pour les coudes l'an passé, l'opération se passe bien, le résultat est efficace mais la douleur encore plus insupportable que pour les ponctions en cabinet. Tu sens tes nerfs s'agiter au moment de l'infiltration du produit miracle et tout ton corps se crisper de douleur. On s'en sort à coup d'prières entrecoupées de "mrgghhhraa" et de larmes au bord des yeux généralement. Oui, il y a toujours une anesthésie locale à l'hôpital, ce qui n'est pas l'cas au cabinet en ville mais paradoxalement, tu douilles plus.

Je suis les conseils du médecin, j'me repose bien les jours suivants et j'force pas d'la semaine mais s'ouvre pour moi de nouvelles perspectives début octobre 2013 : la reprise de l'arabe avec les cours du soir municipaux et l'envie de reprendre le sport vu qu'les problèmes articulaires lourds sont derrière moi. Mes coudes et mon genou droit sont guéris et j'continue à prendre mes médocs pour prévenir de futures crises. J'avais repéré une bonne salle de boxe anglaise en début d'année sportive. L'ambiance et l'entraînement sont bon-ne-s malgré le prof couillon. J'avais repris la course à pieds (légère) d'puis mon retour en France, bien que j'ai du stoppé plusieurs fois à cause des crises liées au genou. J'commençais à même reprendre du poids, à refaire de l'exercice musculaire doux ou des étirements simples et la reprise bien qu'épuisante se passa bien. j'me sentais remonté à bloc, j'avais même investi dans un sweet et pantalon de sport façon Rocky. Le sport, comme la musique, m'a toujours donné une sacré pêche.

Une semaine après, avant même de pouvoir retourner en salle de gym, sans ressentir des courbatures liées à la reprise du sport, mon genou gauche pour la première fois me lâche. j'avais envie d'tout envoyer chier. Le sport n'a jamais été mon but ultime mais juste un moyen pour me rééquilibrer progressivement sans forcer alors qu'j'attendais encore mes indemnités d'pôle emploi, mon RSA, la carte solidarité transport, un boulot et le verdict pour mon changement d'prénom.

Mon découragement me donnait des pulsions morbides et j'avais juste envie de reprendre ce dont j'm'étais quasiment privé depuis un an : alcool, clopes même si je ne suis pas un grand consommateur. Me laisser aller puisque même ce que me faisaient les médecins n'allaient pas ou était toujours insuffisant : on m'guérissait temporairement le genou droit pour que deux semaines plus tard mon genou gauche me réveille de douleur dans la nuit, alors que ça n'm'était jamais encore arrivé.

Cette phase de découragement, pas facile ni pour mes proches ni pour mon équilibre perso, m'a quand même rappelé un truc ; contrairement à ma santé, j'l'avais bien saisi à propos d'mon identité de genre : je n'ai pas besoin d'être dépendant d'un doc pour m'apprendre à être bien avec moi-même.

Mon découragement m'a fait refuser de retourner encore une fois en suppliant qu'on m'ponctionne pour m'apaiser temporairement. Puis, j'ai pu premièrement m'interroger plus globalement sur le type de traitement (lourd et moyennement efficace) que je recevais et les analyses qu'on m'délivrait (ma rhumato m'a soutenu que mes 3 crises articulaires à mon retour en France était du pur hasard, tandis que mon rhumato à Bichat m'avait évoqué les bienfaits du soleil et de la chaleur en Egypte pour les problèmes articulaires). Deuxièmement, j'ai commencé, petit à petit, à chercher d'autres traitements, méthodes et type de praticien-ne-s. Cette phase ayant été riche d'échanges avec des personnes proches (ma mère et une amie) sur leurs problèmes articulaires propres. Je me suis rendu compte que je n'en parlais que pour me plaindre (même si c'est légitime), pas pour échanger des conseils. Troisièmement, j'ai pu prendre du temps pour moi-même alors même que j'continuais à jouer "l'hyperdisponibilité" dans un contexte politique parisien extrêmement tendu.

Cela fait maintenant trois mois que je vis avec mon genou gauche enflé, tout en étant sous traitement médical traditionnel (anti-inflammatoires délivrés sous ordonnance), en prise régulière de tisane/gélule/ampoules de plantes anti-inflammatoires voire avec crème anti-inflammatoire (initialement pas pour mon genou). Le problème principal est économique car si j'ai pu enfin depuis touché mes indemnités chômage et reprendre en décembre un boulot après 4 mois de chômdu, je peux difficilement me payer toute sorte de remèdes phytothérapiques sur le long terme parce que c'est pas remboursé du tout, contrairement à mon traitement standard. Autre problème : mon coude gauche lui aussi, moins de 2 ans après une opé lourde à Saint-Antoine, s'est raidi pour ne plus pouvoir se tendre.

Récemment aussi, au début du mois de décembre, une pote m'a parlé d'un mec cool rencontré il y a peu qui finissait ses études d'osthéopathie et qui avait besoin de patient-e-s pour s'exercer au métier. Pour moi, ça signifiait ne pas avoir besoin d'ordonnance improbable avant une attente longue avec une rhumato et pas d'honoraires. Le type se révèle vraiment sympa en plus, à l'écouter et capable de m'informer sur ce qui détraque et soulage mon corps. En plus, il est à côté d'mon taf et, à chaque séance, j'ressors avec les articulations plus légères.

Discuter entre malades et avec l'osthéo m'a tourné vers des bénéfices aussi simples que : le soleil, la mobilité sans trop forcer (je me maintenais durant les mois de chômage et de maladie d'octobre à novembre en quasi-immobiilité permanente sans sortir de peur de relancer mes douleurs), la baisse de la consommation de laitage (recalcifiant mes articulations déjà trop rigides), etc...

On m'a parlé de beaucoup de choses qui pourraient m'aider, en vrac : crème de venin d'abeille, huile de gaulterie, natation (mais je ne sais pas et ne veut pas nager), vélo (je n'ai pas de vélo et il n'y a pas de vélib ni dans la ville de ma mère ni dans celle de ma copine), de mésothérapie (injection à faible dose), de magnétothérapie, de hammam, de jeûne thérapeutique, de régime crétois, de de régime sans gluten, d'acupuncture, de yoga, tai-chi, qi-gong, de kinésithérapie. J'ai surtout pensé à me casser loin d'Paris, dans un coin d'l'hexagone ou des DOM que j'connais et où le soleil ne manque pas. Pour le moment, j'ai retrouvé du travail et aussi l'occasion de sortir et de bouger à même de me faire du bien sans exagérer les efforts. Mais j'ai dû me résigner à regarder le foot comme un sport de spectacle et non comme une activité extérieure que j'pourrais pratiquer.

On verra par la suite comment ça évolue et ce que je préfère en faire. Je sais aussi qu'à la différence des traitements standards des pharmacies, la phytothérapie (médecine à base de plantes) peut s'avérer plus longue en terme de convalescence bien qu'avec moins d'effets secondaires. Ca n'est pas mon seul traitement et je ne pense pas non plus qu'il se substituera tout de suite à mon traitement standard d'anti-inflammatoires pharmaceutiques. Pourtant, depuis longtemps, j'refuse de prendre des médocs pour des trucs comme la crève et j'essaie le moins possible pour les maux d'crâne. D'ailleurs, en dehors de ma spondylarthrite, je tombe rarement malade. Maintenant avec ma maladie, il ne s'agit plus pour moi d'une alternative entre le Doliprane et le baume du tigre. Le challenge n'est pas dans le devoir de retrouver Mère Nature mais dans l'instinct ou non d'faire confiance à la phytothérapie parfois (et d'autres médecines) et d'autre fois à un traitement lourd standard face à une maladie pouvant être gravement incapacitante, que je garderai jusqu'à la fin d'ma vie.

Santé ankylosante
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Published by Vincent Fortune - dans santé Oim
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