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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 11:36
Trans' : soutien juridique gratuit sur Paris

A lire ici : https://www.facebook.com/soutienjuridique/?ref=hl

"

Si vous avez de problèmes pour l'obtention de votre changement d’état civil, si vous rencontrez de difficultés avec votre employeur ou dans votre recherche d'emploi.
Acceptess-T en collaboration avec Maître Magaly LHotel, met à disposition des personnes trans précaires ou a faibles revenus, une orientation juridique en droit civil et en droit du travail.


C'est une permanence par mois, le samedi de 10H30 a 12H30 avec une demi heure par RDV.


Pour vous inscrire, envoyez un mail à l'adresse juridique.acceptess-t@hotmail.com


Les permanences suivantes auront lieu:


samedi 2 avril
samedi 7 mai
samedi 4 juin

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 16:32
Discussion à Rennes le 25 mars autour des "Femmes trans racisées en milieu carcéral en France"

appel : https://www.facebook.com/Ouest-Trans-1203006646381868/

"En l'occasion de la Journée Internationale de Lutte pour les Droits des Femmes, le Collectif afroféministe les Peaux Cibles, l'association Acceptess T et Ouest Trans vous invitent à participer à un évènement autour des conditions d'incarcération des femmes trans non-blanches en France.

Nous commencerons par une conférence de Giovanna RINCON (Acceptess T):


► La position sociale des femmes trans racisées en France et ses conséquences :
(Définition concrète des raisons d'emprisonnement générales, de l'obligation pour les femmes trans racisées d'être en illégalité et explication des lois et de la justice répressives.)


►Approche factuelle des conditions d'incarcération
(Nous aborderons l'impunité des “matons” et de l'administration pénitencière, la santé en prison et la mixité forcée dont sont victimes les femmes trans.)



Ensuite nous écouterons des témoignages d'ex détenues (à confirmer), pour enfin répondre aux questions du public.

EVENEMENT MIXTE.

"

sur le collectif afro-féministe de Rennes : https://www.facebook.com/femmesnoiresrennes/​

sur le groupe d'auto-support trans' Ouest Trans : https://www.facebook.com/Ouest-Trans-1203006646381868/​

sur le groupe d'auto-support trans' Acceptess-Transgenres en Ile-de-France : https://www.facebook.com/acceptess.transgenres

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12 janvier 2016 2 12 /01 /janvier /2016 02:09
Carmen Moore est Felixia

Carmen Moore est Felixia

Drunktown's finest (2015)

 

Premier long métrage de la réalisatrice Navajo Sydney Freeland avec un casting entièrement Navajo sur la communauté d'une réserve Navajo, j'ai eu la chance de le voir au festival Alter'Natif à Paname y'a quelques mois pour l'une de ses rares projos en France. On y croise plusieurs portraits : ceux de Sickboy, de retour de l'armée et non-investi dans sa vie de jeune père de famille, de Nizhoni élévée par une famille bourge blanche chrétienne loin de la "dangerosité" des réserves amérindiennes et donc de ses racines qu'elle cherche à mieux connaître et enfin Felixia, jeune femme trans dont le père est chaman, qui elle oscille entre le travail du sexe et le voeu de devenir Miss Navajo.

 

Felixia n'est qu'un portrait parmi ces 3 là, qui vont bien sûr se croiser, mais un des rôles qui m'ont le plus touché parmi cette sélection de transwomen of color que j'ai pu voir au cinéma récemment. Primo, parce que c'est Carmen Moore, une femme trans elle-même qui l'interpréte et qui a aussi vécu en réserve Navajo en Arizona. Secundo, Drunktown's finest aborde plusieurs autres questions sociales (addiction, extrême pauvreté, marginalisation des populations des réserves, famille entre acculturation et transmissions des rites) mais plus encore refuse l'opposition traditionnelle raciste des films sur des queers of color avec leurs "arriéré-e-s" de parents indigènes ou leur culture et leur religion obscurantistes, en rendant hommage à la reconnaissance ancienne des "two-spirit" dans les spiritualités amérindiennes au coeur même des Etats-Unis si transphobes.

Harmony Santana est Vanessa

Harmony Santana est Vanessa

Gun Hill Road (2011)

 

 

Dans Gun Hill Road de Rashad Ernesto Green (qui dit s'être inspiré d'une histoire vraie), on suit Vanessa, jeune femme de culture porto-ricaine en début de transition dans le Bronx, en proie à des relations mouvementées dans sa famille et son quartier, chamboulés depuis le retour de son père de prison qui refuse sa transition.

 

Ici, on est en plein film de clash familial qui éclate à la gueule de la jeune trans of color. Si sa mère (l'actrice Judy Reyes, que vous connaissez certainement de la série Scrubs) respecte son identité, l'incompréhension puis la virulence de son père (joué par Esai Morales, déjà vu dans La Bamba sur Ritchie Valens et Paid in Full avec Mekhi Phifer), en attente de la reproduction de sa propre virilité et par peur de perdre la face face à ses potes de quartier, montrent bien le décalage produit dans les familles racisées, brisées par l'absence d'un des leurs passés par plusieurs années derrière les barreaux. Au lieu de retrouver une sérénité familiale par leur réunion, les retrouvailles deviennent bien vite une arène pour la réaffirmation du patriarche.

 

Grâce à cette performance toute en finesse en 2011, Harmony Santana, métisse porto-ricaine et dominicaine, qui interpréte Vanessa, est la première actrice trans out à avoir été nominée pour un premier rôle dans le cinéma US. 

 

Ce que j'ai trouvé intéressant par ailleurs, c'est le développement dans le film de sa vie sentimentale où, dans l'intimité, à l'inverse de son quartier, elle peut s'afficher comme la femme qu'elle est mais souffre toutefois de la pleutrerie des mecs en relation avec une femme trans. 

Mya Taylor est Alexandra et Kiki Rodriguez est Sin-Dee

Mya Taylor est Alexandra et Kiki Rodriguez est Sin-Dee

Tangerine (2015)

 

Plus populaire que les films précédents, vous avez déjà dû entendre parler de Tangerine de Sean Baker à défaut de l'avoir tou-te-s vu. Pourquoi autant de succès? Sa réalisation originale (entièrement filmé sur un Iphone, avec un très petit budget). Son casting de trans meufs of color sur des trans meufs of color. Son style décalé et acerbe aussi.

 

Y'a de tout ça, c'est sûr. Après, on m'empêchera pas de penser que tous les élites gays s'enthousiasment en festoche LGBT pour des films sur des trans' - en ce moment hein - (les récompensés Facing Mirrors ou encore Romeos malgré son machisme épouvantable), ça donne bonne conscience, ça relève le niveau des festivals et donne plus de variétés dans les nominés depuis que le "cinéma lesbien et gay" suscite maintenant l'indigestion par ses copies aseptisées de comédies sentimentales hétérotes et sort maintenant direct en DVD ses dernières bobines en mode job de cadre à NY-coming out-mariage avec la belle famille comme seul horizon d'arc-en-ciel dans nos vies visiblement. IT NEVER GETS BETTER. Pire, ça devient arty, bleuté et lisse à souhait façon Sciamma ou Dolan comme le dit si bien une amie :D

 

Je souhaite tout le succès à chacun des films sur des trans', par des trans' pour les trans' mais pas au prix de leur récupération comme bonne conscience par l'agenda dépolitisé LGBT et la négation de la réalité sociale et politque que nous subissons en tant que trans' à différent niveau : meurtre-psychiatrisation-tentatives de suicide-à la rue-SIDA-dépressions-humiliations administratives-répressions des trans sex workeuses-stérilisations forcées-transféminicide etc...

 

Dans Tangerine, on suit quelques heures à peine d'une journée à L.A. de 2 meufs trans of color travailleuses du sexe : Sin-Dee (jouée par Kitana Kiki Rodriguez, qui fut elle-même travailleuse du sexe), qui sort juste d'une sentance de 30 jours de prison et veut se venger de son mec (qui est aussi son proxénète) qui l'a trompée et son amie, Alexandra (Mya Taylor qui cette année sera dans le court-métrage co-réalisé par Reina Gossett intitulé Happy Birthday, Marsha! dans le rôle même de Marsha "Pay it No Mind" Johnson !), qui elle cherche à percer dans la chanson.

 

On peut être volontiers gênéEs par le choix de mettre en avant une histoire de vengeance de rue entre une meuf trans et sa rivale cis camée travailleuse du sexe aussi, plutôt que la relation entre les deux meufs trans dont l'une, par ses espoirs peu probables de percer dans le monde de la musique à L.A., est pendant longtemps le cadet des soucis de sa pote Sin-Dee mais aussi en retrait sur la plupart de la pellicule. Seule la violence transphobe de rue les réunit. Les dramas des unes se croiseront avec ceux de Razmik, un chauffeur de taxi arménien, marié, père de famille et client des travailleuses du sexe trans de L.A.. Les actrices ont été toutes deux plusieurs fois primées pour leur rôle.

 

 

Au final, j'ai été plus ému par Drunktown's finest, plus admiratif par le style esthétique de Tangerine qui filme L.A. littéralement depuis ses trottoirs avec brio et plus convaincu par la performance de Harmony Santana dans Gun Hill Road. Enfin, j'espère que vous aussi aurez la chance de voir bientôt ces trois films importants portées par des femmes trans of color elles-mêmes, certains sont trouvables en ligne et n'hésitez pas à m'en recommander d'autres !

 

 

 

Hors du contexte de répresentation US des femmes trans of color, un rôle intéressant mais stéréotypée dans un film policier sud-coréen récent, assez violent assez mélo à la fois : Man on high Heels de Jang Jin (avec un mec cis dans le rôle principal). Comme j'ignore tout du contexte sud-coréen, difficile de juger de sa pertinence.

Tangerine (2015) de Sean Ba
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28 octobre 2015 3 28 /10 /octobre /2015 18:52
Queer Dignité : Notre participation à la Marche de la Dignité et contre le Racisme

Texte original rédigé par les créatrices-teurs du blog:

https://queerdignite.wordpress.com/2015/10/27/notre-participation-a-la-marche-de-la-dignite-et-contre-le-racisme-2/

NOTRE PARTICIPATION A LA MARCHE DE LA DIGNITE ET CONTRE LE RACISME :

Dans quelques jours, le 31 octobre 2015, nous, descendant.e.s de colonisé.e.s, vivant aux 4 coins de la France et d’Europe allons se retrouver à Paris pour affirmer notre dignité et notre engagement sans failles contre le racisme.


C’est aussi en tant que féministes et racisé.e.s concerné.e.s par les oppressions de genre et sexualité que nous allons prendre part à cette marche qui célébrera nos résistances, les nôtres et celles de nos aîné.e.s contre un ordre colonial qui a changé de forme mais repose essentiellement sur les mêmes principes : la déshumanisation et la sur-exploitation de nos communautés.


Nous tenons à rendre visible notre participation spécifique, dans la mesure où les questions d’homophobie (et qui sait un jour de transphobie ? ) sont fréquemment utilisées pour stigmatiser les nôtres (notamment les « jeunes de banlieue » ) et nous enjoindre à nous « libérer » d’eux pour nous « émanciper ».


Par notre présence, au sein de différents cortèges de la marche, en tant qu’individu.e.s ou en tant que collectif, nous tenons à l’inverse à affirmer que notre émancipation est indissociable de celle de nos communautés. Nous vivons aussi l’exploitation au travail, le chômage massif, les discriminations à l’emploi, aux logements, à l’orientation scolaire, les contrôles policiers, le statut de sans- papiers ou réfugié.e.s et toutes les autres formes d’humiliations que connaissent les racisé.e.s en France.


Par notre présence, nous affirmons que notre dignité passe aussi par la visibilisation de nos luttes quotidiennes contre nos oppressions spécifiques.


C’est pourquoi nous nous réjouissons de ce front unitaire pour la dignité et contre le racisme, auquel nous sommes fier.e.s de participer!


Signatures des collectifs :

France :

Collectif Cases Rebelles

Femmes En Lutte 93

Les Peaux Cibles – Collectif Afroféministe de Rennes

Mwasi Collectif Afro-Féministe Intersectionnel

Europe :

Black Dissidents London

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 19:00
J'arrive de moins en moins à lire d'articles en ligne et j'ai un tas de liens qui s'accumulent de certainement très bons textes.
 
Au-delà mes blocages grandissants envers les écrans, le milieu se disant militant se repose beaucoup sur la constatation des dégâts, pas mal dans la réaction, un peu dans l'action, jamais dans l'éducation.
 
Parce qu'apprendre, c'est pas qu'à l'école ou à la fac, et parce que c'est justement pas fait pour, devenuE adulte, porter une cravate derrière un bureau et dire oui chef, je voulais proposer quelques vidéos desquelles j'ai pu tirées des réflexions, des infos et des envies mais pas en les matant (rien de plus chiant que de regarder pendant 2h des gens statiques) mais en les transférant en MP3 avec ce logiciel gratuit :
 
 
ou les programmes également gratuits de DVDVideoSoft. Et hop, dans ton portable ou dans ton MP3, "ce sera tout à fait, comme à la radioooooooooooo". Merci au passage à Cases Rebelles et à Radiorageuses pour leurs émissions riches et radicales en écoute libre.
 
Travailler et même étudier à plein temps ne sont pas forcément conciliables, même avec la meilleure volonté, avec l'apprentissage, de nouvelles initiatives, s'informer, militer, apprendre différement, s'épanouir : les trop rares jours de repos donnent plus envie de se détendre, de voir ses potes et partenaires, de faire les courses, de faire les trucs relous administratifs que tu repousses depuis des semaines, de te DROGUER selon les goûts d'chacunE... Et tu peux vite te faire aspirer dans une routine assez creuse, manger, dormir, bosser, consommer le week-end... CertainEs s'en accommodent bien et c'est tant mieux pour ielLEs, la simplicité de ces besoins et de cet emploi du temps peut aussi rendre heureuxSEs. 
 
Seulement, on s'interroge peu, dans les milieux dits engagés, à notre destin (commun) de consommateuRICEs de séries et de 2.0 mais bon dans 10 ans, je me crée un potager et tout tout, hein...
 
Le but d'écouter des interventions, loin d'être toutes universitaires, est pas d'en sortir plus intelligentEs (ce serait en fait un échec d'en arriver simplement là) ou plus vénères comme après le énième article journalistique qu'on vient de se transférer mais d'en tirer un truc, même minime, pour soi. Si l'intelligence, c'est de briller en soirée, ça n'a rien de brillant en fin de compte, c'est même un peu piteux.
 
Il nous faut prendre conscience, le plus tôt possible, que son histoire en tant que raciséE, en tant que trans', en tant que travailleurSE ne sera justement pas apprise en classe d'histoire en France et qu'il va falloir se débrouiller pour aller la chercher. De même pour trouver des romans, de la poésie qui évoquent ton vécu... Un jour, je vous dirai ce que ça fait de grandir métis sans se retrouver dit, raconté dans la culture pop.
 
Ca nous permettra par exemple de réaliser qu'au quotidien, les expressions toutes faites de "conspirationnisme", "développement durable", "importation de conflit israélo-palestinien", "islamisme", "reconquista", "dictature cubaine ou vénézuelienne vs démocratie mexicaine mdr" ou encore "les noirs ont vendu leurs propres frères" ou "Team Taubira" ou plus récemment "Tsipras n'avait pas le choix" détériorent nos esprits de façon sournoise et dévastatrice afin d'empêcher toute réflexion critique, toute indépendance intellectuelle, et donc de développement sociale populaire pour toutes les classes et communautés opprimées.
 
Si lire t'est difficile, j'espère qu'écouter te sera plus facile incha'allah taala.
 
بسم الله الرحمن الرحيم Ra bracket.png اقْرَأْ بِاسْمِ رَبِّكَ الَّذِي خَلَقَ Aya-1.png خَلَقَ الْإِنْسَانَ مِنْ عَلَقٍ Aya-2.png اقْرَأْ وَرَبُّكَ الْأَكْرَمُ Aya-3.png الَّذِي عَلَّمَ بِالْقَلَمِ Aya-4.png عَلَّمَ الْإِنْسَانَ مَا لَمْ يَعْلَمْ Aya-5.png 

Falesteen, du mensonge historique de la création d'Israël par dû pour la Shoah, au dogme "pacifiste" de la solution à 2 Etats, en passant par les acteurs de la résistance armée à l'entité sioniste actuellement, jusqu'aux conséquences politiques et sociales des massacres du Ramadhan dernier sur Ghaza

A écouter aussi de Boussoumah : la Nakba en 1948

L'histoire de l'Afrique n'est pas à apprendre avec Sarkozy. On ne doit plus parler de la traite négrière et de l'esclavage des Noir-e-s sans parler des résistances noires continues mais délibérement masquées. Connaître aujourd'hui l'histoire de la violence coloniale, celui du mouvement panafricain et reconnaître le néo-colonialisme en oeuvre à l'heure actuelle est primordial pour l'indépendance politique ET économique du continent africain et un internationalisme entre nations du Tiers monde

A voir/écouter aussi de Saïd Bouamama, ses biographies politiques des non moins politiques Aimé Césaire, Frantz Fanon, Ruben Um Nyobe, Patrice Lumumba,Kwame Nkrumah

Voici quelques conférences diverses en anglais sur le système carcéral en Occident (y compris Guantanamo - là en français), les guerres impérialistes motivées par l'ultra-libéralisme (ou l'extrême-centrisme comme le dit très bien Tariq Ali), la révolution bolivarienne continue au Vénézuela, le dogme de l'antiviolence démoli par Malcolm X puisqu'il démolit la communauté afro-américaine et la violence structurelle à l'encontre des femmes trans noires aux Etats-Unis.

en 4 parties !

En 2 parties !

George Ciccariello-Maher, à écouter aussi sur Décoloniser l'anarchisme

Ca se passe en France : des réflexions décoloniales mais pas que, également féministes noires, roms, musulmanes et contre le gouvernement, le pouvoir blanc et la police.

A voir également "Racialisation, religion, banlieue et genre" et "Epistémicide"

L'écologie sociale contre le capitalisme vert (business bio, développement durable, commerce prétenduemment équitable, énergies soi-disant renouvellables...)

Un peu de littérature non-blanche pour respirer un peu

Islam, Iman, Ihsan

Tout le Qurân al-karîm, récité en arabe puis dans une traduction de ses sens en français

Il a également publié un livre sur le sujet

A voir aussi, l'islam noir d'Ousmane Timera également

En 3 parties

et la suite nommée "Islam et capitalisme". A écouter aussi : "Discussion avec Youssef Girard, Islam & Libération"

il existe une centaine d'épisodes passionnants de la Sîra racontée par Yasir Qadhi, parfois sous-titrée

En 8 parties

L'auto-édification signifie se préparer de façon révolutionnaire, d'abord mener le Moi vers son ihsan puis agir pour le sort populaire

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2 juin 2015 2 02 /06 /juin /2015 19:56
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin

Le site d'Intersectionnalité TMTC : http://itmtc.org/

 

Le site d'Assiégé-e-s : http://www.xn--assig-e-s-e4ab.com/

 

Le blog Equimauves de Po B. K. Lomami : https://equimauves.wordpress.com/​

A SAINT-DENIS LE DIMANCHE 14 JUIN 2015 

Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin

A SAINT-GILLES LE DIMANCHE 28 JUIN 2015 

Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
Toi Même Tu le C : Saint-Denis - Saint-Gilles en juin
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 23:18
Parole d'une femme trans' incarcérée à Caen dans une prison pour hommes

Je fais part ici d'un article de Numéro Zéro qui a récemment mis en ligne le podcast de l'émission "Papillon" du 20 novembre dernier, à l'origine enregistrée pour Fréquence Paris Plurielle en avril 2014. Chloé était interviewée sur ses conditions de détention en tant que femme trans' dans une prison d'hommes en France. Elle évoque ainsi entre autre :

- la question de l'impossibilité de se voir transférer chez les femmes - et ce malgré l'existence d'une déclaration contraire de la Cour Européenne des Droits de l'Homme

- l'irresponsabilité médicale du personnel soignant envers les traitements non seulement d'hormonothérapie, les opérations chirurgicales de transition mais aussi les douleurs du quotidien et les affections graves

- les exactions diverses des matons et de la direction des prisons, soumettant totalement les prisonnier-e-s à l'arbitraire

- sa force de résistance franchement incroyable face à un système maltraitant, injuste et ultra-violent

A écouter d'urgence car ça reste malheureusement trop rare les infos sur les meufs trans' en prison ailleurs qu'aux States ou avant qu'il ne soit trop tard... Et là, je pense au sort ignoble de Nathalie il y a déjà deux ans aussi à Caen : http://www.actupparis.org/spip.php?article5033

Son interview intervient aux 40 premières minutes de l'émission.

PS : Ban Public évoquait déjà en 2012 les violences quotidiennes et structurelles dont Chloé était victime :

http://prison.eu.org/spip.php?article13938

et merci à Gaël pour l'info.

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6 août 2014 3 06 /08 /août /2014 20:57
Stop à l'instrumentalisation de la transphobie pour servir des intérêts de classe

Ce texte a été distribué et affiché aux UEEH 2014.

Il est disponible également sur le blog de soutien aux grévistes de la Mutinerie où vous trouverez aussi les récentes publications suivantes :

- Tract des grévistes aux UEEH 2014, faisant le point sur la mobilisation et annonçant la saisie des Prud'hommes : http://soutienauxgrevistesinsoumiz.wordpress.com/la-greve-a-la-mutinerie/mutinerie-a-la-mutinerie-la-greve-continue-diffuse-aux-ueeh-2014/ (également disponible en anglais)

- Mécanismes de manipulation du patron décrits par J., serveuse démissionnaire en soutien à la grève : http://soutienauxgrevistesinsoumiz.wordpress.com/aux-alentours-de-la-greve/texte-de-ja-serveuse-demissionnaire-en-soutien-a-la-greve/

Les trans racisés disent NON à l’instrumentalisation de la question trans par les soutiens de la mutinerie :

Nous sommes trans et non blancs/racisés. Nous vivons dans notre chair le fait que ces deux aspects de nous-mêmes nous précarisent. Nous sommes à la fois grévistes et soutiens de la grève à la mutinerie. Nous en avons plus que marre que le patron de ce bar et tous ceux qui le soutiennent utilisent la question trans pour faire diversion sur les questions d’exploitation capitaliste, raciste et sexiste dénoncées par les grévistes.


Les rappels sur la transidentité du patron sont malhonnêtes car on dirait que lui seul était trans et concerné par des oppressions de genre et sexualité. Or le patron de la mutinerie n’est pas un trans perdu tout seul au milieu de personnes cis (c’est à dire non trans). Il est un trans dans un milieu queer : il y avait d’autres trans, précaires et aussi non blancs. A la mutinerie, peu importe ses opinions politiques ou identités, il est un patron. Un patron qui a comme employé-e-s des meufs, trans ou cis, des mecs trans et des gouines. Ce n’est donc pas sa transidentité qui est déterminante, mais le fait qu’il est le patron de ces personnes.


Un patron, qu’il/elle soit homo, bi, lesbienne, trans, ou tout ce qu’on voudra, est un ennemi de classe face à ses employé-e-s. Le capitalisme a de beaux jours devant lui s’il suffit que le patron ne soit pas l’homme hétérosexuel cis pour qu’on arrête de le combattre avec la même détermination.


Combien de trans ont accès à la possession d’une entreprise ? Sûrement très peu. Ce ne sont que des privilèges de classe qui peuvent le permettre dans un monde aussi transphobe, et cela a des implications concrètes. En possédant un bar, le patron de la mutinerie n’est pas concerné par les discriminations à l’emploi puisque c’est lui qui embauche . Pareil, pour trouver un logement, il est favorisé contrairement aux autres trans qui n’ont pas les filets de sécurité dont il dispose pour constituer un dossier. Tant mieux pour lui, mais qu’il n’essaie donc pas de se transformer en une victime d’un complot transphobe quand ses employé-e-s noirs et arabes, queers et trans, précaires, se rebellent contre lui. On accuse les grévistes « d’utiliser le politique » mais que font le patron et celles/ceux qui le soutiennent avec la question trans ?


Quand des trans sont précaires, exposé-e-s à de grandes difficultés matérielles, sans emploi et logement, nous refusons catégoriquement qu’un sujet aussi sérieux que la transphobie serve à défendre un patron bourge. Alors oui nous sommes trans, mais redisons ici que le patron de la mutinerie est un ennemi de classe. Dans ce contexte, la transidentitié ne suffit pas à nous rendre frères et soeurs, et vu le racisme et le classisme qu’a révélé cette grève, nous ne le serons jamais.


Enfin, si tous ceux qui soutiennent le patron parce qu’il est trans s’intéressaient vraiment à la condition des trans :


Pourquoi ont-ils été plus pris de compassion pour la situation du trans patron et pas du tout pour celle du trans gréviste ?


Pourquoi n’ont-ils pas non plus hésité à salir de manière raciste les trans non blancs en soutien à la grève, en les accusant par exemple de vouloir « casser le bar », choses qu’ils n’ont jamais dites ?


Et puis comment ont-ils pu penser qu’ils défendaient réellement la cause trans en utilisant autant de procédés anti féministes, en persistant à dire, malgré le nombre croissant de personnes impliquées dans la grève et en soutien, que ce n’est qu’une histoire « de meuf frustrée d’avoir été larguée » même quand ceci est totalement faux ?

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 20:20

> RECAPITULATIF DE LA GREVE A LA MUTINERIE DEPUIS LA REUNION DU 15 DECEMBRE 2013 :


En tant que témoin de cette réunion, j'ai à ma disposition l'ensemble du CR tapé main par les deux autres témoins et moi, ainsi que les e-mails échangés entre les grévistes et Ju, le patron (1, voir note en bas de page), depuis cette date.

Autant l'dire tout de suite. Les derniers textes "communiqué de l'équipe de la mutinerie" et la "lettre ouverte", en plus de l'attitude de Ju depuis cette date, sont consternants :


- la somme dite exorbitante pour les indemnités a été fixée par Ju et une autre témoin que moi. En aucun cas par les grévistes !


- la dead-line du 16 janvier, qui devait être l’occasion de faire le point sur l’acquittement des promesses faites par Ju en réunion, et celle du 16 février, où l’ensemble des sommes dûes devaient être acquittées et permettant de mettre fin à la grève, ont été établies en accord avec Ju !


- la veille seulement de la date de la 1ère dead-line (soit le 15 janvier), il annonce ceci :


"Après réflexion, il est devenu clair qu'il m'est impossible à titre personnel de vous verser ce 16/1 la somme de 10502.01€. La Mutinerie n'étant pas en mesure de faire face à ses obligations immédiates (loyers, fournisseurs, impôts), elle n'est pas plus en mesure de dégager un tel montant. De toute façon même si le bar avait cet argent il serait impossible de sortir une telle somme non déclarée, l'argent que je vous ai versé a déjà attiré l'attention du comptable, je n'avais aucun moyen de le justifier. Donc soit vous me proposez un autre échéancier plus en rapport avec la réalité financière du bar soit, je le répète, je vous déclare rétroactivement de manière à faire les choses en toute légalité."


- il renie donc avoir été à l'origine de l'échéancier, de la somme et ne s'intéresse visiblement pas à la galère financière dans laquelle il enfonce les grévistes, qui s'attendaient à toucher leur dû maximum avant le 16 février pour pouvoir se tourner vers l'avenir ou simplement payer leur loyer ! Un mois pour assurer que tu tenais tes promesses, un mois pour les grévistes à avoir attendu pour du vide. Pourquoi ne rien proposer de convenable et de décent à la place ? Sans aucune forme d'excuses dans l'ensemble du mail, évidemment. Visiblement, tu n'vis pas sur une planète où on a besoin d'argent pour vivre et de reconnaissance d'injustices pour se reconstruire.


- des autres engagements qu'il avait pris en réunion où il avait réitéré sa bonne foi et dit que, cette fois-là, ce ne serait pas des paroles en l'air, il a également "oublié" de : faire parvenir la programmation en cours à la Mutinerie auprès des grévistes, organiser une réunion de médiation entre les grévistes et le salarié dénoncé comme raciste. Il n'a jamais non plus réécrit sa lettre d'excuse officielle, rejetée par les grévistes comme totalement insuffisante, qui devait avoir vocation publique et officielle.


- face à la violence du retournement de veste de Ju du 15 janvier, la date du 24 janvier est acceptée par Ju et les grévistes pour réaffirmer une limite à la satisfaction des doléances. Dans leur texte envoyé à Ju le 22 janvier, les grévistes demandent : "Pour répondre à ton dernier mail sur l’heure, le lieu etc… Nous laissons à ta charge l’organisation de la prochaine réunion : trouver un lieu neutre, vérifier la disponibilité des participants, préparer un ODJ [ordre du jour] commun" sachant qu'iels avaient porté la charge de la tenue de la réunion du 15 décembre.


- Stupeur (sans étonnement cela dit) : Pas de réponses. Jusqu’à ce que Ju demande piteusement le 23 janvier : "Euh.. du coup c'est annulé demain c'est ça ?". Voilà le genre de claques que se prennent les grévistes depuis octobre, des remises en cause des engagements de base et l'incapacité même de se voir lu et entendu...


- Il se permet toutefois le 1er février de déclarer, après une semaine de silence radio dû à lui : "J'ai pas compris pourquoi la réu du vendredi 24 était annulée.." bah, c'était à toi de l'organiser, de nous (aux grévistes et aux témoins) donner une date, un lieu peut-être ???! Et plus loin, "Je vous ai répondu très précisément sur la coopérative par exemple et vous annulez à la dernière minute et sans raison la réunion du 24.. J'aime bien comme vous dépensez plein d'energie à écrire des longs mails qui parlent de comment je suis lâche comment je mythone etc.. en éludant les choses concrètes".


Oui concrètement, les grévistes et les témoins attendent toujours que tu lises leur mail concrètement et que tu leur donnes concrètement une date, des horaires et un ODJ d'une réunion. Alors, avant d'insulter les grévistes en leur disant qu'elles annulent au dernier moment les réunions, cherche dans le miroir le responsable de cette galère lamentaaaaaaable.


Les grévistes ont une vie, des problèmes personnels, accentués financièrement et socialement depuis le début de la grève, et iels en ont marre de ton irresponsabilité qui a mené à de telles discriminations et violences sociales dans un bar queer TPG féministe. Répondre à chacun de tes textes facebookiens ou de tes mails à côté de la plaque, ça devient du temps perdu malheureusement. Pourquoi prendre même la peine de répondre quand iels se voient encore saliEs alors que tu n'es pas capable de lire un
mail jusqu'au bout et de t'en acquitter ??


La réunion du 15 décembre t'avait demandé d'agir, d'arrêter les promesses en l'air, d’arrêter d’entrer à des fins personnelles en contact avec les grévistes... Encore un mensonge cinglant ?


> INSTRUMENTALISATION DES VIOLENCES SEXUELLES :


Pour celles et ceux qui l'ignorent, Ju a fait partie des personnes qui ont dénoncé l'instrumentalisation
des violences sexuelles par "Petunia" commise à des fins personnelles transphobes, dénoncée par la brochure « Paranormal Tabou ».


Dans son dernier texte "lettre ouverte" le patron de la Mutinerie Ju dénonce la minimisation des violences sexuelles par les grévistes parce que "s' [il] avait effectivement accusé cette personne de viol, personne ne m'a demandé ce que [il] aurait pu avoir vécu."


Il dit que l'accusation d'agresseuse sexuelle par l'une des grévistes est mensongère et n'a jamais été colportée par lui. Plus loin : "Si j'avais porté cette accusation qu'est ce qui vous fait penser que c'est forcément faux ?"


Tu le nies maintenant, soit. Mais tu persistes et signe à la traiter d'agresseuse dans un second cas. Tu sais, celui qui m'concerne, bouffon.


Récit d'un mensonge mal caché :


- fin octobre 2013 : il soutient qu’en plus de lui-même, cette même gréviste aurait abusé et harcelé sexuellement un "trans racisé" de Paris proche de la Mutinerie (dans un mail envoyé à une autre gréviste). Assez vague pour laisser le suspense, mais y'a trop peu de "trans racisé" dans cette
communauté pour que je ne finisse pas par être cité.


Autant l'dire clairement : cette gréviste ne m'a jamais agressé, ni harcelé sexuellement. D'ailleurs, il ne s'est même jamais rien passé entre nous ! C'est ouf nan, la vérité parfois? Alors, le suspense perdure, qui donc peut-être ce fameux "trans racisé" abusé et harcelé sexuellement par une gréviste ? Le nom n'est pas donné aux grévistes, sachant que je les soutiens depuis octobre, j'aurais pu rapidement nier en bloc et l'exposer.


- seulement parallèlement, début octobre 2013 : son ex qui est encore salariée au bar, se voit révéler de la bouche même de Ju que c'est bien moi qui ait été abusé par une gréviste! Plus pratique certainement de colporter cette merde à celles et ceux qui n'avaient pas encore quitté l'bar pour que j'leur dise moi-même que ça s'appelle un affreux mytho. Sachant qu’il sait que son ex est aussi survivante de violence sexuelle (2), il a carrément joué avec ce mensonge sur ses sensibilités autour des violences sexuelles pour la monter contre une des grévistes.


Tu sais c'qu'il te dit le trans métis? il t'emmerde.


C'est terrifiant d'voir qu'un mec, qui se prétendait ton super pote, et qui savait mes angoisses liées aux violences sexuelles à cause de mes propres traumatismes, colporte ce genre de foutaises pour sauver son royaume et son ego... tu pues à dix kilomètres.


Cette accusation de viol commis par une des grévistes ne s'est donc pas close sur la négation glorieuse de la rumeur du viol dans ta "lettre ouverte" après 6 mois de trashage des grévistes. Non, puisqu’en même temps, tu colportais cette accusation ridicule, humiliante pour elle et moi d' "agression et de harcèlement sexuel". Il aura fallu 6 mois aussi pour débrouiller ce second mensonge et rétablir une
communication entre grévistes, ex de Ju, ex-travailleuses à la Mut’ et bénévoles solidaires de la grève pour avoir le fin mot de cette sombre nouvelle histoire d'instrumentalisation des violences sexuelles.


Maintenant :


NE DONNE SURTOUT PAS DE LECON DE MORALE sur les violences sexuelles à ceux et celles qui pâtissent de celles-ci et de leur instrumentalisation par TOI SEUL.


COMMENT LAISSER PASSER que des accusations de viol, d'agressions et d'harcèlements sexuels aient été utilisées comme diabolisation absolue d'une personne ? Sans compter les accusations bourgeoises et racistes de vol, de travail et de violence d'Arabe (3) et de paresse des NoirEs, dignes des pires clichés coloniaux français…

Les accusations de violences sexuelles sont trop graves et destructrices pour être balancées sans raison contre quelqu'unE. ARRETE DE VIDER DE SON SENS l’accusation de « violence sexuelle » en la balaçant à tort et à travers !


COMMENT LAISSER PASSER que Ju, qui dénonçait il y a plus d'un an l'impact destructeur sur la vie d'une personne du stigmate de "violeur" ou d' "agresseur sexuel" par quelqu'une qui instrumentalisait la question des violences sexuelles, se prenne au même jeu pour salir une grève et donc la délégitimer? Ce n'est pas la question légitime, politique et publique des violences sexuelles qui a dépolitisé la compréhension de cette grève, seulement son usage calomnieux à des fins personnelles pour jeter le discrédit général sur les grévistes.


COMMENT LAISSER PASSER que Ju manipule le récit de gens qui ont, pour des raisons de vécu personnel traumatique, des fragilités à l'évocation de crimes sexuels, dans le seul but de redorer son image de gentil patron assiégé de toutes parts par des gens crapuleux ?


KHALASS !

> PAS BESOIN DE MEA CUMPA SI TU N'AGIS PAS :


Dans le dernier « Communiqué de l’équipe de la Mutinerie » publié sur facebook, les salariéEs actuelLEs (4) de la Mutinerie et rédacteurRICEs, reconnaissent la pertinence des grévistes en ce qu’iels ont signalé à juste titre des « dysfonctionnements » structurels.


A quoi peut bien servir de reconnaître l’existence et la permanence d’une structure raciste, sexiste et classiste si en même temps vous vous permettez de :


- Retenir les indemnités encore dues aux grévistes au nom de la solvabilité du patron


- Faire la morale du « vous ne montrez pas de bonne volonté » alors que le patron abuse de ses pouvoirs, ne tient pas ses engagements et est incapable de lire un mail des grévistes


Non, couper les vivres et vomir une morale bourgeoise du mérite n’a rien d’anticapitaliste, tout comme défendre l’intérêt financier du patron. Non, ça ne démontre absolument pas une dynamique de défaire la structure classiste du bar.


Si par anticlassisme, vous entendez «il ne faut pas stigmatiser les pauvres et les prolos", ce n’est qu’une stature morale. Rompre avec la domination capitaliste du bar signifie concrètement se défaire du pouvoir financier entre les mains d’un seul. Et vous continuez de maintenir les grévistes en situation de quémander, en ajoutant l’humiliation supplémentaire d’exiger d’iels de montrer « un peu d’bonne volonté ». Vous n’avez visiblement pas compris le sens de « comment devient-on aggressif-ve »…


L’idée d’une coopérative au final ne profiterait à celles et ceux qui profitent encore des faveurs du patron après l’exclusion des indésirables… Waah, ça c’est d’la remise en question !


A l'image de la société bourgeoise, la Mutinerie dresse au mérite les employéEs rebelles pour de l'argent, même s'il leur est dû depuis maintenant 6 mois !


Oui, même dans le milieu queer TPG féministe, les grèves peuvent être très longues et donc extrêmement pénibles pour les grévistes.


> PARIS A CHOISI : la Défense du lieu plutôt que des grévistes et des oppriméEs. La Défense plutôt que la Justice.


Le culte du "droit à la neutralité" face à la violence sociale, quand pourtant ce droit à la neutralité est automatiquement et légitimement soupçonné de complicité tacite dans les cas de violence sexuelle, n'a jamais été tant clamé par cette pseudo-communauté (et véritable oligarchie blanche-bourge) que depuis le début de la grève à la Mutinerie.


Pourquoi ? parce que les réseaux d'affinités des mondainEs peuvent se maintenir et continuer à faire la fête, face à la moindre importance de la question de la race et de la classe ainsi que de ceux et celles qui l'a vivent au quotidien dans leur chair et dans leur porte-monnaie.


CertainEs n'ont vu dans l'apparition d'une grève à la Mutinerie, non pas la mise en lumière de dysfonctionnements éthiques et politiques graves et d'instrumentalisations de nos luttes, mais le risque de voir leur lieu d'atterrissage pour un Mojito remis en cause. L'intérêt. L'intérêt.


Si c'était réellement par crainte de voir un énième lieu TPG queer féministe disparaître, l'évidence voudrait que l'auto-destruction programmée de la Mutinerie par ces pratiques dégueulasses internes (et non par l'existence d'une grève) ait amené la plupart à prendre parti contre l'impunité du patron et contre la poursuite de consommation au bar et de soirée hip-hop blanche... mais non.


En somme, les queers of color victimes du système raciste et bourgeois d'la Mutinerie n'était bien QUE minoritaires (pas seulement en nombre mais en terme de rapport de force) et donc négligeables. La majorité blanche et bourge peut continuer à clamer un droit à la consommation au bar puisque QUAND MEME ce lieu est vachement politique et safe contrairement aux autres pour nous.


Devinez qui se cache derrière le nous : pas d'renois, pas d'rebeus, pas des ex du patron, encore moins celles qui ont refusé de se soumettre, ni des genTEs qui n'ont plus de quoi payer leur loyer.


Lors des premiers mois de l'ouverture de la Mutinerie, des réunions de bénévoles de la Mut avaient été lancées pour faire vivre l'espace permis par ces nouveaux locaux TPG féministe queer. Un des premiers dilemmes qui l'a fallu aborder était la question de la gestion des violences : faut-il mettre en place une défense milicienne du lieu ou plutôt créer des séances d'auto-défense à titre d'émancipation individuelle ? il avait été refusé net de pratiquer la Défense du lieu, même de la Mutinerie parce que beaucoup d'entre nous ne savaient toujours pas répliquer aux agressions trans-bi-lesbo-homophobes et sexistes de leur quotidien.


Il faut constater que beaucoup étaient quand même prêtEs à débarquer pour lutter contre Quintonic pris pour des Catholiques de la Manip pour Tous, au pied levé. L'ennemi sera toujours facho et extérieur. Quand il s'agit de se mobiliser contre l'oppression interne au lieu, les TPG queer féministes solidaires se comptèrent bizarrement sur les doigts d'une main.


Aujourd'hui, les récents torchons du patron et des employéEs réaffirment tranquillement, dans le silence général (5), que la Défense (ici financière) du lieu passera avant les exigences saugrenues des grévistes de se voir payéEs et être reconnuEs victimes de diffamations et de racisme structurel.


> COMMENT AGIR POUR REELLEMENT CHANGER LA DONNE :


- DENONCER LE SEXISME du patron envers ses ex et employéEs qu'il a maintenue dans un rapport de
concurrence. DENONCER LA DOMINATION PATRONALE lorsqu’il renvoie et salit celles qui osent décliner, non c’est NON. DENONCER L’INSTRUMENTALISATION DES VIOLENCES SEXUELLES à des fins personnelles mais aussi à des fins de hiérarchisation des luttes (visiblement, la lutte contre le racisme et le capitalisme, aux chiottes!) et de dépolitisation de la grève (alors même que les violences sexuelles ne doivent pas être déconnectées d'une lutte politique publique!).


- ARRETER D’EXIGER DES GREVISTES QU’IELS SE CALQUENT SUR VOS CHOIX D’ACTIONS autour de la grève : insistance et chantage à l’AG pour obtenir du soutien (dont la tenue dépendrait de la transformation du bar, de SAS en association, et de la constitution d’un CA, sinon quelle légitimité ?) alors même que les grévistes ont très tôt exprimé leur refus de négociations stériles avant l’obtention
au préalable de la reconnaissance, d’égalité des droits, d’excuses et d’indemnités. Ce ne sont pas vos vies et votre réputation qui sont malmenées mais bien celles des grévistes. Accorder de la valeur aux paroles des grévistes, ce n’est pas essayé de faire des AG pour parler à leur place !


- DEMANDER DES COMPTES à votre bar « préféré » sur les indemnités et les excuses publiques et officielles toujours en attente pour les grévistes. A l'heure qu'il est, la galère ne fait que s'accentuer pour les grévistes : déjà 6 mois de grève, du mépris et de la complicité raciste et antigrève sur
facebook !


- BOYCOTTER toute forme de consommations et participations à la Mutinerie tant qu'elle ne prend pas acte de la gravité de la situation qu'elle maintient sur les grévistes (urgence financière, stigmatisation et diffamations des grévistes, etc...). Seule une pression globale permettra l'obtention de réparations et de changements de la structure interne.


1 : Le patron est trans comme il veut qu'on le rappelle. Effectivement, la transphobie existe et fait des ravages. Seulement lui fait partie de ces 0.01% de personnes trans qui peuvent se permettre d'être patron avant l'âge de 30 ans. Pas comme l'autre trans renoi gréviste, pour qui travailler dans ce bar signifiait la fin des entretiens d'embauche transphobes faisant craindre le pire au taff. Là, contrairement à toi qui pleure pour ton bar, lui comme les trois autres grévistes se retrouvent en grande difficulté, allant jusqu'à perdre son studio pour aller vivre chez une amie. Les bourgeois ne s'en rendent peut-être pas compte : mais se mettre en grève, en général, comme pour ces quatre grévistes, c'est se priver de revenus, se mettre dans la merde, surtout si la grève traîne. Alors quand la transphobie précarise des trans blancs, ceux qui contrairement à toi ne sont pas nantis, et qu'elle sur-précarise puissance mille des trans renois ou rebeux, nous n'allons certainement pas pleurer sur ta solvabilité bancaire alors que ton patrimoine personnel et familial est intact et qu'aucun-e des quatre grévistes n'ont jamais eu ce filet de sécurité. La transphobie est une question trop sérieuse pour qu'elle te serve à masquer tes privilèges de patron.


2 : ce point est publié avec le consentement de la personne concernée.


3 : Personne n’a oublié, Ju, que ta première réaction en octobre, à l’annonce que ton « super pote » trans, rebeu et muslim venait te parler de ta douteuse gestion de bar, ait été de répandre la rumeur qu’il vienne te taper et « casser le bar ». Voilà comment sont traitéEs les grévistes et leurs soutiens, par des stigmates racistes et islamophobes.


4 : Précisons ici que depuis le début de la grève, « l’équipe» actuelle, dont le nombre de grévistes et de démissionnaires en soutien à la grève a obligé le patron à renouveler sa main d’oeuvre se permet de juger publiquement la grève. Comment des employéEs embauchéEs après le début de la grève peuvent se proclamer « collectif » et statuer légitimement sur les revendications des grévistes et une
situation qu’iels n’ont donc pas connu ? Et, tandis que de nouveauxELLEs salariéEs arrivaient, les grévistes se voyaient proposer des indemnités de « chomâge » ??!


5 : à l’exception du soutien de queers of color, de quelques féministes radicales et des Comités de Soutien Grenoblois, Marseillais et Parisien aux grévistes de la Mutinerie.

Fichier au format PDF (en pièce-jointe)

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 12:02
EXISTRANS : Samedi 19 Octobre 2013

Je profite de l'approche de la marche Existrans pour rebalancer le CP 2013 du Collectif Existrans, sur votre gauche, bien plus clair et efficace que celui de l'an passé.

Le PS ne se battra pas pour nous sans qu'on l'y pousse. Nous, trans', ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour mettre fin à l'arbitraire qui marque nos parcours, toujours judiciarisés, toujours psychiatrisés.

Halte à la transphobie, du PS y compris !

Rassemblement ce 25 septembre devant le siège du PS pour ces revendications et la PMA

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Published by Vincent Fortune - dans Trans' A venir !
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