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17 avril 2012 2 17 /04 /avril /2012 13:17

j'transfère les infos relatives à la soirée de soutien, extraites du site Etat d'exception : http://www.etatdexception.net/?p=779

 

"Soirée de soutien aux prisonniers de Villiers-le-Bel et aux victimes de crimes racistes et sécuritaires au C.I.C.P à Paris le dimanche 22 avril 2012
Soirée Vengeance d'Etat CICP 22 avril
Horaire : de 17h à 22h
Tarif : 5 euros

 

Le 21 octobre 2011, le verdict du procès en appel des « tireurs présumés » de Villiers-le-Bel est tombé.

 

Deux acquittements et des peines de 3 à 15 ans de prison ferme ont été prononcés.

 

Quatre ans après la mort de Lakhamy et Moushin, provoquée par la collision de leur moto avec une voiture de police, et les révoltes qui ont embrasé Villiers-le-Bel, la Justice a enfin assouvi le désir de vengeance de l’État.

 

L'enfermement des deux frères Kamara, condamnés à 12 et 15 ans de prison, est un gage donné aux forces de répression, qui ont besoin d'être rassurées sur le bien-fondé de leur travail de pacification des quartiers populaires, y compris quand celui-ci engendre des morts, et sur le soutien indéfectible qu'elles recevront systématiquement de la part de la Justice.

 

Villiers-le-Bel n'est pourtant pas une exception. Aujourd'hui, tous les procès où les actes des flics ou des matons sont mis en cause aboutissent à des non-lieux, des acquittements ou des peines dérisoires. Lamine Dieng, étouffé par la police en 2005, Abdelhakim Ajimi, étranglé par la police en 2008, Ali Ziri, battu à mort par la police en 2009, et Jamal Ghermaoui, « suicidé » par les matons de Nanterre en 2011, sont autant d'exemples de l'insécurité policière et carcérale, de la brutalité de la violence d’État en France.

 

Les prisonniers de Villiers-le-Bel, tout comme les familles de ces « vies volées » par les flics et les matons, ont besoin de soutien et de solidarité.

Rassemblons-nous et organisons-nous pour eux et contre les violences d’État. "

 

Jamel des Lilas, extrait de "A Villiers-le-Bel, la souffrance est la même" / à propos du procès en appel de 5 Noirs :

 

En bref, les éléments biographiques des accusés, leurs témoignages et ceux de leurs soutiens sont autant de marqueurs raciaux destinés à dénier toute « normalité » à ces personnes et à empêcher toute empathie que pourraient éprouver les membres du jury à leur égard. « Dans un procès où les éléments matériels sont absents, ces descriptions aux allures de vérité scientifique pèseront lourd dans la décision du jury [2] ». Car ici, tout fonctionne à l’envers. On commence par l’examen des personnalités des accusés, l’évocation d’ « enquêtes sociales » aux allures de rapport d’administration coloniale, l’énumération des infractions enregistrées dans un casier judiciaire exhibé comme une preuve de monstruosité, pour finir par l’examen des preuves matérielles (quasi inexistantes) en rapport avec l’accusation. Si à la fin du procès la cour ne parvient à convaincre personne que ces cinq-là sont les auteurs des tirs, elle aura au moins permis de prouver que si ce n’est pas eux, ils sont quand même susceptibles d’avoir commis ce qu’on leur reproche. Avec des éléments à charge aussi légers et devant des descriptions aussi précises que « individu de type africain... ou portant une cagoule noire », on arrivera même à la conclusion que la nuit, tous les Nègres se ressemblent.

 

[2] Collectif Angles Morts, Vengeance d’État, op. cit., p.92.

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