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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 07:30

           < en italique, mes propres notes >

            Les hadîths sont les paroles et actes du Prophète et de ses Compagnons compilés dans le cadre de la «Sunna» – tradition et loi prophétique. La science des hadîths est un domaine à part entière dans les études islamiques. Il s'agit en effet d'analyser la qualité des rapporteur-se-s de hadîths, la chaîne de transmission elle-même, la bonne retranscription du récit, leur accord avec le sens du Qorân ou encore la fiabilité de la méthode des compilateurs pour sélectionner tel ou tel hadîth pour un recueil. Je n'ai évoqué ici que la tradition sunnite dans les hadîths. Ceux que j'ai choisis sont tous des hadîths dits authentiques, issus ou non d'un Sahîh – livre de hadiths reconnu comme entièrement authentique. La sélection que je propose est plus idéologique qu'esthétique. 

Muhammad.jpg

            Dans la section XXXIII « Commandement » du Sahîh de l'imâm Muslim, hadîth 3402 :

 

            D'après Abou Moûsa (que Dieu l'agrée), un jour que j'étais chez le Prophète (paix et bénédiction de Dieu sur lui) avec deux de mes cousins, l'un d'eux dit : "Ô Envoyé de Dieu! Accorde-nous le commandement de certaines des régions que Dieu, l'Exalté, t'a confiées". L'autre fit aussi la même demande. L'Envoyé de Dieu leur répondit alors : "Par Dieu, nous ne confions jamais ce pouvoir ni à celui qui le réclame, ni à celui qui le convoite".

 

            Dans la section III « Science » du Sahîh de Boukhârî, hadîth 10, « La Science est placée avant la parole et l’action, car Dieu, le Très-Haut, dit : « sachez qu’il n’y a de dieu que Dieu, où Il commença par le savoir » :

 

            Le science est antérieure à la parole et à l'action, d'après ces mots du Coran : "Sache qu'il n'y a d'autre divinité que Dieu" (sourate XLVII, verset 21). Or Dieu a commencé ici par la science (c'est-à-dire qu'il a débuté par le mot "Sache"). Les savants sont les héritiers des prophètes qui leur ont transmis la science en héritage. Celui qui a choisi la science a pris une large part, et celui qui s'engage dans une voie pour y acquérir la science, Dieu lui aplanira une voie jusqu'au Paradis.

             Il est dit dans le Coran : "Ceux-là seuls craignent Dieu qui, parmi ses adorateurs, sont savants" (sourate XXXV, verset 25). --- "Et (nul) ne comprendra (ces choses) sinon les hommes instruits" (sourate XXIX, verset 42). --- Et ils disent : Si nous avions entendu ou si nous avions compris, nous ne serions pas voués au Brasier (éternel)" (sourate LXVII, verset 10). --- "Peut-on mettre sur le pied d'égalité ceux qui savent et ceux qui ne savent pas" (sourate XXXIX, verset 12).

              Le Prophète a dit : "Celui à qui Dieu veut du bien, il lui fait acquérir la science dans la religion ; la science ne s'obtient que par l'étude."

              Abou-Dzarr a dit : "Si vous placiez un glaive tranchant sur ceci (et, ce disant, il montrait son cou) et que je puisse avoir le temps de transmettre une parole du Prophète entendue par moi, avant que ce glaive eût tranché ma tête, je la transmettrais."

              Ibn-Abbâs a dit : "Soyez rebbâniyîn (sourate III, verset 73) veut dire : Soyez bienveillants, sages et instruits." Suivant El-Bokhâri, le rebbâni est celui qui enseigne les notions élémentaires aux hommes avant qu'on instruise ceux-ci dans la haute science.

 

            Dans la section XLVI « Destin » du Sahîh de l’imâm Muslim, hadîth 4781 « Création du fils d’Adam, sa part des biens de ce monde, son bonheur et son infortune » :

 

             'Abdoullâh Ibn Mas'oûd (que Dieu l'agrée) a dit : L'Envoyé de Dieu (paix et bénédiction de Dieu sur lui), le sincère et le véridique, nous a dits : "La création de tout homme commence par l'agglomération du sang dans l'utérus de sa mère pendant quarante jours pour former une adhérence qui, après quarante autres jours, se transforme en embryon. Quarante jours après, Dieu lui envoie un Ange chargé de lui insuffler l'esprit, avec l'ordre d'écrire quatre choses (quant au foetus) à savoir : sa part des biens dans l'ici-bas, la durée de sa vie, ses oeuvres et sa destinée heureuse ou malheureuse.

               Aussi bien, continua le Prophète, par Dieu, l'Unique, il arrive que l'homme ait la conduite des élus jusqu'au moment où l'espace d'une seule coudée le sépare du Paradis. Mais alors ce qui lui a été inscrit intervient et il se conduit comme un damné méritant l'Enfer. Il arrive, par contre, que l'homme ait la conduite des damnés jusqu'au moment où l'espace d'une seule coudée le sépare de l'Enfer. Mais alors ce qui lui a été inscrit intervient et il se conduit comme un élu et entre, par conséquent, au Paradis".

 

               < Ce hadîth-ci est incontournable dans le questionnement des conditions requises pour l’avortement en Islam. Si toutes les écoles juridiques sunnites reconnaissent les 120 jours de développement comme étant la période précédant l’insufflation de l’âme chez l’être humain, seules certaines (hanafite, hanbalite) en concluent au caractère « hallal» – licite - de l’avortement avant l’échéance de ce stade de formation. Cela correspond ainsi à une possibilité d’avorter jusqu’à 120 jours après la fécondation, soit 4 mois ou 17 semaines, bien plus que les périodes légales observées actuellement en France ou en Espagne.                    Toutefois, il faut préciser que d’autres écoles se basent pour leurs rites sur d’autres hadîths authentiques pour limiter le délai hallal à 40 jours (rite chaféite, parfois malikite bien que « makrouh », déconseillé) ou réfuter une quelconque légitimité de l’avortement (soit « harâm » – illicite - généralement dans le rite malikite), y compris précédant l’insufflation de l’âme.

                   De même, il y a unanimité pour ces écoles d'exiger des justifications pour procéder à cette opération et unanimité pour condamner tout avortement postérieur à l’insufflation de l’âme (acte assimilé à un infanticide ou au « wa’d », l’enterrement vivant de jeune fille, pratiqué en Arabie avant sa condamnation explicite par l'Islam). >

 

                    Dans la section XLIV « Mérites des Compagnons » du Sahîh de l’imâm Muslim, hadîth 4497 « Mérites de Bilâl » :

 Bilal.jpg

                      < Bilâl est l’un des plus célèbres et fascinants Compagnons du Prophète Muhammad. Esclave noir d’origine abyssinienne à La Mecque, il fut parmi les premiers à embrasser l’Islam malgré la répression orchestrée par ses propres maîtres païens. Il fut alors exposé nu alors que le soleil était au zénith, attaché au sol, fouetté et autrement torturé de maintes façons. Alors qu’on l’obligeait à renier l’enseignement de Muhammad, il continuait de témoigner de l’unicité de Dieu. Bilâl fut finalement racheté par les Compagnons du Prophète pour l’enlever à ces atrocités et lui offrir sa liberté.

                        A Médine, il devient le premier müezzin de l’histoire de l’Islam. Bilâl se distinguera toujours par sa voix magnifique, sa sagesse, son humilité et son amour profond de l’Envoyé de Dieu. >

 

                        D'après Abou Hourayra (que Dieu l'agrée), au moment de la prière du matin, l'Envoyé de Dieu dit à Bilâl, "Ô Bilâl, raconte-moi quelle est l'oeuvre que tu as faite dans l'islam et dont tu espères le plus de récompense? J'ai entendu (cette nuit) le bruit de tes sandales devant moi au Paradis".

- "Je n'ai, répondit Bilâl, fait dans l'islam aucune oeuvre dont j'espère le plus de récompense que celle-ci : je n'ai jamais fait une ablution de nuit ou de jour sans avoir prié avec cette purification ce qui m'avait été prescrit (c.-à-d. prédestiné, voulu par Dieu) de prier".

                     


 

 

            Dans le Chapitre 12 « At-Tahara » du Sahihi Sunani d’At-Tirmidhi, hadîth 11 :

 

            « Si quelqu'un vous dit que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) a uriné debout, ne le croyez pas. Il n'urinait qu'assis. »

 

            < Ce hadîth considéré comme authentique, rapporté par ‘Aïcha, l’une des épouses les plus célèbres du Prophète, qui s’est notamment illustrée dans la Bataille du Chameau, est utilisé généralement pour recommander la position assise pour uriner, pour tou-te-s. Il a été interprêté comme position préférable afin d' éviter les éclaboussures d’urine sur les vêtements. En outre, « Ne pas se préserver de la souillure de l’urine » a été recensé parmi les 70 grands péchés, al-Kabâir, de l’imâm ad-Dahabi. Toutefois, un autre hadith authentique rapportant qu’une fois le Prophète a uriné debout sur un tas d’ordures a permis de conclure à la possibilité d’uriner debout si et seulement s’il n’y a aucun risque d’être éclaboussé.>

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Published by Vincent Fortune - dans إسلام Islam Lectures
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