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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 15:28

Né dans leصعيد مصر  (Haute-Egypte), عبد الرحمن الابنودي Abderrahman al-Abnoudi est un poète égyptien connu pour ses paroles de chansons populaires (Abdel Halim Hafez, Warda, Mohammed Mounir, etc...) et ses poèmes en arabe dialectal égyptien.

Ce poème est issu du recueil موت جيال المقاتة (La Mort de l'épouvantail), paru en mars 1970. Le khamasin est un vent chaud et sec de sable qui souffle près de 50 jours (de l'arabe خمسين‎ "khamsin" qui signifie 50) sur la péninsule arabique et le Nord de l'Afrique. Sa traduction en français, tout comme l'ensemble du recueil, édité par le Centre de traduction franco-égyptien du Caire (1985), est l'oeuvre de Jean-Claude Rolland. 

 

فى الفجر قال الادان

كما كل يوم بيقول

قالّك: بلاد الكافرين ماتساع

غير كافرين

مهما الزمن يقصر

ومهما يطول

انا قلت ياليل

بقى لى كم سنه لم نمت؟

سمعت ياما الادان

لم قمت واتوضيت

قلت ان لزمت البيت

انفد بتوبى من النجس والعار

قاللى  :

يازارع العار فى كفينك

وتحت باب الدار

نوم البيوت يشبه غُنا الكفار

مافى ادان الا ادان واحد

ومافى ليل الا وآخره ادان

وانت سهرت وشفت

…..

…..

…..

...قلت: الجروح

 ساعتين تدق الروح

..فى الروح تنوح..وتصيح

باخاف ماورّى الجرح للمخاليق

قاللى: ياأبن الشيطان

كإن ابوك عمره ماكان فلاح

كان من صحاب المعصيه وكان زان

وكإن امك ولدتك ورا ضرفة الدكان

أنا قلت: ياحيرتى

كإنى طيره نشّها المقلاع

تقع فى إيد شارى وأيد بياع

همى على الجسم بان

ده انا كنت ساقية حنان

وكنت باب للكل

وقلبى من غير بيبان

.. ايه اللى شيبنى كده قبل الاوان؟

….......

….......

ولا ملكى حتى ضحكتى ياليل

فى المغنى ليّلنا وقيّلنا

خماسين شديده واحنا ميّلنا

ايه كان وقف على حيله لما احنا

نقف على حيلنا؟؟

 

A l’aube l’appel à la prière a dit

Comme il dit chaque jour

Le pays des impies

N’abrite que des impies

Que la durée soit longue ou brève

Moi j’ai dit O nuit

Depuis combien d’années n’ai-je pas dormi

J’ai entendu tant d’appels à la prière

Je ne me suis pas levé

Je n’ai pas fait mes ablutions

J’ai dit qu’en restant chez moi

Je protégeais mon vêtement de la souillure et de la honte

Il m’a dit

La honte tu la cultives dans tes mains

Et sous la porte de ta demeure

Rester chez soi est comparable au chant des impies

Il n’y a qu’un appel dans l’appel

Et il n’y a pas de nuit qui s’achève sans appel

Et toi qui as veillé tu le sais bien

 

J’ai dit que les blessures

Lorsqu’elles goûtent le vent

Versent dans l’âme des larmes… et des cris

J’ai honte de montrer aux autres ma blessure

Il m’a dit Fils de Satan

On dirait que ton père n’a jamais été un fellah

Mais un rebelle et un adultère

Et que ta mère t’a enfanté derrière une porte d’une boutique

Moi j’ai dit O perplexité

Je suis comme un oiseau que la fronte a atteint

Et qui tombe dans la main qui le vendredi

Puis dans la main qui l’achète

Mon corps disait ma tristesse

J’étais pour tous une issue

Et mon cœur n’avait pas de portes

Pourquoi ai-je blanchi ainsi avant l’heure

………………………………………

O nuit J’ai même perdu mon rire

Que de nuits et que de jours passés à chanter

Un puissant khamasin nous a fait nous courber

Comment aurions-nous pu rester debout ??!

 

Mugamma.JPG 

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